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Logements prefabriquees chlef

rapport

Ligue Algérienne pour la Défensedes Droits de l'Homme

  

Bureau de la wilaya de CHLEF             

laddhchlef@yahoo.fr

 

 

Rapportsur les logements préfabriqués dans la Wilaya de CHLEF

 

Préface

Depuis quelques années maintenant, et en dépitdes multiples catastrophes vécues par la wilaya de CHLEF (1922 ; 1934 ;1954 et 1980), on se rend compte que le pays n’est pas encore préparé pourréagir convenablement aux risques majeurs dans cette wilaya. A cause de cette non préparation justement, l’opinionpublique Algérienne a tendance à associer la catastrophe naturelle  à la mauvaise gouvernance.

Si à travers ce cas nous pouvons dire que ledroit au logement n’est ni respecté ni appliqué on ne peut omettre le droit àla santé car les conditions de vie  nondécentes et la présence de Matériaux toxiques et de détritus portent atteinte àla santé.

La Déclaration universelle des droits de l’hommedans son article 25 évoque la santé comme un droit en affirmant que « toutepersonne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, sonbien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement,le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, deveuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens desubsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté ».

Nousverrons plus bas que les conditions  devie au sein des logements préfabriqués inadéquats représentent une grave menacesanitaire surtout que ces logements préfabriqués proposés en premier comme unemesure transitoire se transforment en solution unique et permanente.

LePacte International relatif aux Droits Economiques Sociaux et Culturels, 1966stipule dans son article 11 que : « Les Etatsparties au présent Pacte reconnaissent le droit de toute personne à un niveaude vie suffisant pour elle-même et sa famille, y compris une nourriture, unvêtement et un logement suffisants, ainsi qu'à une amélioration constante deses conditions d'existence. Les Etats parties prendront des mesures appropriéespour assurer la réalisation de ce droit et ils reconnaissent à cet effetl'importance essentielle d'une coopération internationale librementconsentie ».

L'ObservationGénérale n°4, Le droit à un logement suffisant, 1991 stipule que parmi les  composants du droit à un logement suffisanton peut citer :

 

-        L'habitabilité « Un logementconvenable doit être habitable, en ce sens qu'il doit offrir l'espaceconvenable et la protection contre le froid, l'humidité, la chaleur, la pluie,le vent ou d'autres dangers pour la santé, les risques dus à des défautsstructurels et les vecteurs de maladies. La sécurité physique des occupantsdoit également être garantie »

-        La facilité d'accès « Unlogement convenable doit être accessible à ceux qui y ont droit. Les groupesdéfavorisés doivent avoir pleinement accès, en permanence, à des ressourcesadéquates en matière de logement. Ainsi, les groupes défavorisés tels que lespersonnes âgées, les enfants, les handicapés physiques, les incurables, lesséropositifs, les personnes ayant des problèmes médicaux chroniques, lesmalades mentaux, les victimes de catastrophes naturelles, les personnes quivivent dans des régions à risques naturels et d'autres groupes devraientbénéficier d'une certaine priorité en matière de logement. Tant lalégislation en matière de logement que son application devraient prendrepleinement en considération les besoins spéciaux de ces groupes. […] »

 Lesproblèmes de santé dans l’habitat précaire sont continuellement présents; denombreuses maladies sont aggravées par des conditions de vie insalubres (problèmerespiratoires, allergies, cancer, asthme …) et il convient également de direque ces logements en préfabriquée ne sont pas sans conséquence sur laprolifération des problèmes de santé mentale (promiscuité, célibat prolongé).

Nous espérons que ces nouveaux éléments depreuve inciteront les pouvoirs publics et les autorités locales à examiner lespolitiques en matière de logement pour protéger la santé des Chélifiens etréduire les inégalités sociales en ce qui concerne l’exposition à long termeaux risques environnementaux liés à ce type d’habitat précaire.

Le gouvernement Algérien assume la principaleresponsabilité en matière de respect et de promotion  des droits humains. Le gouvernement doitrespecter les droits de la population chélifienne en matière de logementsalubre et éradiquer le problème lié à la persistance des logementspréfabriqués. Il doit protéger les droits de la population, en veillant à ceque d’autres personnes ou entités ne bafouent pas ces droits.

Finalement, il doit réaliser ces droits,c’est-à-dire en faire une réalité dans la pratique.

                                                                         Mr  HOUARI  Kaddour

                                                                        President LADDHCHLEF

             

I) Description et situation de la ville de Chlef

La ville de Chlef,  anciennement Castellum Tinginitum à l'époqueromaine, Orléansville à l'époque Française, puis El-Asnam après l'indépendanceet à partir de  1964, est une commune dela wilaya de Chlef dont elle est le chef-lieu, située à 200 km au sud-ouest d'Algeret à 210 kmau nord-est d'Oran.
Cette ville a  connu plusieurstremblements de terre (1922 ; 1934 ; 1954 et 1980). Celui du 9 septembre 1954 avu le bilan de  1 340 morts et 5 000blessés alors que celui du   10 octobre 1980 a détruit la ville à 80 %. C'est à lasuite de ce dernier tremblement de terre que la ville est renommée Chlef le 07 mars 1981comme si le changement de dénomination aller conjurer ce qui est présenté commeun mauvais sort.


I.1) Géographie
a) Situation


La ville de Chlef est située au cœur de lavallée du Chelif avec  une côteMéditerranéenne s’étendant sur 120 km. Elle est limitée par la chaine de la Dahra au nord et par lesmonts de l'Ouarsenis au sud. La plaine du Cheliff se situe entre les deuxensembles montagneux.


b) Climat


La wilaya est caractérisée par un climatméditerranéen sub-humide dans la partie Nord et un climat continental au Sud,froid en hiver et très chaud en été.

c) Histoire

 

Larégion fut habitée par les berbères maures, faisant partie du royaume desMassaessyles puis de la Maurétanie césarienne, les Phéniciens fondèrent des comptoirscôtiers comme Ténès – Carthéna, mais les régions intérieures restèrentindépendantes. L'histoire de la ville remonte au début de l'occupation romaineen Afrique du Nord, connue alors sous le nom de Castelum Tingitum.


En s'installant dans la vallée du Chéliff au premier siècle de l'èrechrétienne, les Romains choisirent l'actuel emplacement de la cité pour y bâtirune ville de garnison : Castellum Tingitanum. Après avoir connu un bel essordurant près de deux siècles, la ville décline. L'extinction de la vie dansCastellum fut précipitée - paraît-il - par un terrible tremblement de terre quila détruisit totalement (la région est connue depuis longtemps pour être unezone de forte sismicité).
Au passage des conquérants musulmans dans la région (au VIIe siècle), le sitede l'ancienne Castellum avait la particularité de rassembler parmi les ruinesde nombreuses sculptures sur pierres d'où son appellation d'El-Asnam (« lesstatues » pouvant être au sens d'idoles). Ce site n'a pas été ré-habité par lesArabes en raison de leur aversion pour les statues qui évoquent à leurs yeuxles idoles païennes. La ville de  Chlef aété le royaume de la grande dynastie berbère des Maghraoua avant les Turcsselon Ibn Khaldoun avant l’arrivée des Turcs.


Le XVe siècle verra l'arrivée des Ouled Kosseir, une tribu Djouads (noblessemilitaire) dite d'origine Korachite (des beni makhzoum) qui devient l'une destribus les plus puissantes et les plus riches de la vallée du Cheliff au pointqu'elle déclara une « résistance armée », en 1774, au bey d'Oran pour unehistoire d'impôts. elle occupera la plaine du Chlef tandis que les habitants dela Dahra et del'Ouarsenis
restèrent dans leurs montagnes et jouissaient d'une quasi indépendance via-  restèrent dansleurs montagnes et jouissaient d'une quasi indépendance vis-à-vis des Turcs, lazaouia de Medjadja fut fondé au XVIe siècle par Sidi Yedder et ses descendantscontribuèrent à l'enseignement de l'islam dans toute la région.


Après l'arrivée de l'armée française, le ralliement des Ouled Kosseir à lacause de l'Emir Abdelkader leur coûta, par la suite, la perte de la grandepartie des 384.440 hectares qu'ils possédaient. Les Ouled Kosseir faisaientpartie, en effet, de l'Aghalik du Chergdans l'organisationde l'Emir.


L'administration coloniale, après avoir confisqué la quasi-totalité des terresriches des Ouled Kosseir procéda à une politique dite de cantonnement endistribuant quelques titres de propriétés et autres "honorifications"aux chef des Ouled Kosseir à l'instar des titres de la légion d'honneur octroyéa Kharoubi ben Foudad et Mohammed Ben Bia. Le dernier caïd des Ouled Kosseir, àl'arrivée de l'armée du Maréchal Bugeaud fut Adda Ben Foudad qu'on trouve en1861 membre du conseil municipal de la ville d'Orléansville.

El-Asnamest restée un lieu-dit et non une ville pendant plus d'un millénaire jusqu'en1843, lorsque le maréchal Bugeaud, en campagne d'occupation, installe un campmilitaire. Sur place, le chef militaire se rend compte de la situationgéostratégique du site et décide d'y créer une colonie de peuplement Européenqu'il baptise Orléansville.

Maispour les Algériens - qui ont commencé quelques années après à se rapprocher dela nouvelle ville en créant des îlots d'habitation dans la banlieue, le sitegardait toujours le nom d'El-Asnam, appellation qu'elle retrouve d'ailleursaprès l'indépendance.

e) Population

Lawilaya compte plus d’un million d’habitants et la ville deChlef , selon le dernier recensement d'avril 2008,est la dixième (10e) grande ville du pays avec  sa population estimée à 295 000 habitants

 

Aspects démographiques de la Wilaya  à travers les divers RGPH (1987,1998 et 2008)

 

 

1987

Rang

1998

Rang

2008

Rang

Moyen national

Population

679.717

9

884.978

6

1.002.088

8

 

Taux d’alphabétisation

 

 

 

 

72.2

36

77.4

Taux accroissement moyen 1998/2008

 

 

 

 

1.6

22

1.6

Population totale

22.971.658

 

29.276.767

 

34.080.030

 

 

Tx % Spécifique

2.96

 

3.2

 

2.94

 

 

 

Une villeen pleine expansion démographique avec un taux d’accroissement naturel  de 1.6 (RGPH 2008) correspondant à la moyenne nationale !!!!

 

           Il faut relever le faible taux d’alphabétisation de la Wilaya 72.2 inférieur à lamoyenne nationale qui est de 77.4,a contrario 27.8 % de la population estanalphabète ;03 causes peuvent être avancées :

 

·       Unedésarticulation de la carte scolaire liée à l’impact de la catastrophe duseisme d’octobre 1980

 

·       L’insuffisancedes établissements scolaires conjugués à un sous effectif du corps enseignant ,la corrélation révéler  une mauvaiseappréciation de cette question dans le programme de relogement initial .

 

·       Unemauvaise prise en charge des pouvoirs publics de cette question dans saglobalité et profondeur.

 

j) Revenus et budget familial

Lesrevenus, réguliers ou irréguliers, individuels ou collectifs, ne dépassent querarement les 100.000 DA par mois (1)

- 09 % vivent avec moins de 10000DA par mois.
- 12 % entre 10000 DA et 18000 DA par mois,
- 38 % disposent d'un revenu entre 18000et 30000 DA par mois,
- 18 % disposent d'un revenu entre 30000et 62 000 DA par mois
- 09 % disposent d'un revenu entre 62 000 et72.000 DA par mois
- 10 % disposent d'un revenu entre 72 000 et 100.000 DA par mois
- 04 % vivent avec plus 110000 DA par mois

Un nombre probablement important de famillesont quelques revenus complémentaires (commerce informel...) - Comme c’est lecas dans la plupart des bidonvilles, nous n'avons pu recueillir de donnéesexactes à ce sujet. Il y a peu d'épargne : 13 % seulement déclarent mettre unpeu d'argent de côté (généralement pour ne pas être démunis en cas de maladieou d'accident), parfois en prévision d'un achat déterminé ou en vue d'unévénement particulier; une minorité (07 %) épargnent pour se reloger.
On dépense presque tout pour la nourriture. Cependant, les revenus trèsmodestes ne permettent pas de manger de la viande ou du poisson, même en petitequantité, tous les jours :
20 % en mangent 5fois par an
64 % en mangent 2 fois par mois,
15 % une fois par semaine,
01 % seulement tous les jours.

Autres postes de dépenses : la location de laparcelle (parfois de la baraque) et l'habillement, surtout celui des enfantsscolarisés.

II) ParticularitéSismo-tectonique

Ces informations sont tirées de l’étude établie par l’UNESCO (l’Organisationdes nations Unies pour l’Education , la sciences et la culture(étude établirpar l’Organisation des Nation Unis pour L’éducation ,la science et la culture(Unesco ) agissant en qualité d’agent chargé de l’exécution du projet pour lecompte de PNUD (programme des Nations Unies pour le Développement)

1.      L'Algérie fait partie de la plaque tectoniqueafricaine, l'un des quelques douze segments rigides de la croûte terrestre etdu manteau supérieur.


Ces plaques ont généralement 80 à 100 km d'épaisseur (50 à 60 miles) et se déplacentcontinuellement à la surface  de la Terre. Elles sedéplacent à des vitesses allant d'une fraction de centimètre à plusieurscentimètres par an.
Bien que ces mouvements puissent paraître lents, ils peuvent totaliser jusqu'à 50 km (30 miles) en un milliond'années, laps de temps court sur le plan géologique. Les plaques se séparent àcertains endroits et convergent en  d'autres.


Dans le cas de la plaque africaine, elle est en passe d'entrer en collision au nord,dans les alentours de la Merméditerranée, avec la plaque Eurasienne et d'être chevauchée par celle-ci.C'est pour cette raison que des tremblements de terre ont lieu et qu'une largeceinture de montagnes de structure plissée (l'Atlas), ainsi qu'une zone derétrécissement de la croûte d'une largeur d'environ 400 km (250 miles) se formentdans le nord de l'Algérie le long de la zone de collision. Les failles inverses(failles de chevauchement), suivent un axe d'est-ouest vers l'est-nord-est, àpeu près parallèle à la zone de collision, sont nombreuses dans le nord del'Algérie.

 Des études antérieures de la sismicité et dela tectonique du nord de l'Algérie ont révélé que 70%  de la région étaient susceptibles de subir destremblements de terre de magnitude 7 ou plus.

Au cours des 250dernières années, des tremblements de terre de magnitude moyenne à élevée sesont produits dans le nord de l'Algérie au moins une douzaine de fois. Lestremblements de terre récents les plus violents se sont produits en 1922, 1934,1954 et 1980. Le tremblement de terre d'El Asnam de magnitude 7,3 qui a eu lieule 10 octobre 1980a rappelé que les phénomènes tectoniques sont toujours actifs le long de lazone de collision des plaques Africaine et Eurasienne. L'ampleur de l'impactsocial et économique du tremblement de terre d'El Asnam a démontré que lesbâtiments et les autres installations en Algérie sont vulnérables vis à vis destremblements de terre violents

2) Historique des séismes

Les séismes àtravers les âges dans la vallée du Chéliff

                      Des séismes  d’intensité significativeet d’empreintes évidentes sur le paysage et la population de la vallée duChélif ont été relevés ces dernières décennies :

 

-        23  /11/ 1853  ,                    vallée du Chélif

-        17  /08/ 1868 ,                      vallée du Chélif

-        02  /06/ 1905  ,                     Warnier (ouled farès)

-        25  /08/ 1922  ,                     Cavaignac ( Aboul Hassan)

-        19  /11/ 1922   ,                    El attaf

-        24  /08/ 1928 ,                      valléedu Chélif

-        07  /09/ 1934  ,                    Carnot  ( El-abadia)

-        09  /09/1954 ,                      Orléansville (El-asnam)

-        10  /10/ 1980   ,                    El-asnam (Chlef)

 

1)- En quelques secondes, à Orléansville,dans la nuit du 09 septembre, 1500 personnes sont tombées du sommeil dans la mort.Plus de 1200 blessés ont été retrouvées sous les ruines de leurs maisons,détruites par le plus terrible tremblement de terre qu’ait jamais subil’Algérie à l’aire contemporaine. 60.000 dd personnes sans-abris réparties sur 150 km. A la ronde autourd’Orléansville vivent dans  des campementsde fortune, sans gaz, sans électricité, sous la menace des épidémies.

C’est Radio Alger qui a donné l’alarme.Aussitôt, les secours se sont organisés. Chaque jour, 2 000 Algériens donneront leur sang. L’armée, les pompiers, lapolice et la gendarmerie ont travaillé quarante heures durant à retirer desdécombres les blessés et les morts. Un pont aérien s’est établi entreOrléansville et Alger où toutes les quarante minutes, un convoi de blessésétait dirigé vers l’hôpital Mustapha. Dans toute la France, en signe de deuil,les drapeaux ont été mis en berne. Commencé en Algérie, le mouvement desolidarité s’est étendu à tout le pays et bientôt au monde entier.

L’AUBE REVELE LE DECOR DE LA TRAGEDIE.


A Orléansville, toutes les horloges se sont arrêtées à 1h 11 du matin, marquant ainsi l’heure du deuilet de la ruine. Seuls les animaux eurent le pressentiment du désastre. Lespigeons tournoyèrent cette nuit-là sans se poser et les vaches cassèrent lesliens qui les retenaient  pour s’enfuirdans la campagne. Pendant toute la nuit les survivants errèrent dans les ruescomme des somnambules. Et ce n’est qu’au matin qu’ils reprirent leurs esprits,comprenant du même coup l’étendue et l’horreur de la catastrophe.


DANS LA TERRE LA SIGNATURE DUCATACLYSME.
Les crevasses que le tremblement de terrecreusât dans la terre rouge  furent plusnombreuses au niveau de la région  deBèni-Rached. C'est la qu’elles étaient le plus profondes.On a mis plusieursjours à se rendre compte que Bèni-Rached, le « douar maudit » , avait étél’épicentre du séisme. Dans ce village, le plus important d’une région agricolequi couvre 15.000 hectares, on dénombra 307 morts, qu’il falluttransporter au cimetière dans des paniers à dos de mulets - la religionmusulmane exigeant en effet que les morts soient enterrés le plus rapidementpossible. Les habitants des douars les plus proches durent parcourir 10 kilomètres àtravers les montagnes pour porter secours aux survivants

-2 Le tremblement de terre d'El Asnam en 1980 a quant à lui gravementendommagé les bâtiments et les systèmes vitaux de la région de Chlef, provoquéla mort de
2.700 personnes, infligé des blessures à plusieurs milliers d'autres et sérieusementaffecté le développement économique de la région, à tous les niveaux.


De nombreux bâtiments se sont effondrés partiellement ou totalement, etplusieurs milliers de gens se sont retrouvés sans abri. L'impact social etéconomique a été ressenti dans le pays tout entier.

Le tremblement de terre d'El Asnam a démontréque l'impact social et économique d'un grand tremblement de terre dans le nordde l'Algérie est extrêmement dévastateur et qu'il fallait prendre des mesuressupplémentaires dans le
nord de l'Algérie en vue de réduire les pertes pouvant résulter destremblements
de terre ultérieurs. L'épicentre du tremblement de terre d'El Asnam demagnitude 7,3 se trouvait à environ 10 km (6 miles) à l'est de la ville d'El Asnam (aujourd'huiEch Cheliff).

Le tremblement de terre s'est produit encertains points du système de failles d'Oued Fodda, une faille inverse active de47 km delong (28 miles).La faille d'Oued Fodda a rompu la surface terrestre sur une distance d'environ 35 km (21 miles) au cours dutremblement de terre. Le sol s'est liquéfié et des glissements de terrain sesont produits en certains endroits.


Les caractéristiques des secousses n'ont pas été enregistrées sur lesaccélérographes, mais les experts ont estimé qu'il y a eu des accélérationsmaximales de terrain dépassant 0,5 g en certains points de 1'epicentre.

Des ingénieurs menant des enquêtes dans larégion de Chlef après le tremblement de terre ont conclu que le niveaud'accélération verticale avait dépassé le niveau d'accélération horizontale etque ces deux forces puissantes conjuguées ont été le principal facteur causaldes graves dégâts subis par les bâtiments.

En octobre 1980, quand le tremblement deterre a frappé la région de Chlef, environ un million de personnes (c'est-à-dire5% de la population Algérienne) résidaient dans la région. 30% de cettepopulation vivaient dans 95 centres urbains, dont les plus grands étaient EchCheliff, Khemis Miliana, Ain Defla et Bou Kadir. Entre 1954 et 1980, lapopulation de la ville d'Ech Cheliff était passée de 18.000 à 130.000 âmes,principalement en raison du processus d'industrialisation qui a démarré dansles années soixante-dix.

La croissance et la concentration rapides etcontinues des richesses nationales de l'Algérie dans la partie nord du paysnécessitent donc un programme national en vue de réduire les pertes pouvantrésulter de tremblements de terre futurs.

 La catastrophe du séisme d’ELASNAM du 10Octobre a permis la prise de décisions importantes pour la construction enAlgérie et particulièrement dans la zone sinistrée, où les différentes études etactions entreprises pour la connaissance du comportement des sols et des constructionsont contribué depuis à:


• La production d'une réglementation parasismique algérienne (le RPA). Cetteréglementation a été en continuelle évaluation et actualisation ces 20dernières années en fonction des nouvelles connaissances et informations tiréesà partir des sites exposés aux séismes.
• La définition d'un zonage sismique national où la Wilaya de Chlef est classéezone III, région très sismique.
• La production d'une micro zonation sismique urbaine pour le Chef-lieu de la Wilaya et pour huit autresagglomérations urbaines qui ne sont autres que les Dairates de la Wilaya

III )Mesures et  plan d'urgence pour lessinistres

Les pouvoirs publics ont décrété un plan d'urgencearticulé en trois phases :

01) La première phase portait sur lerecasement des familles sinistrées sous des tentes (un délai de 4 mois).

 

02) La seconde concernait leur relogementdans des habitations en préfabriqué (le délai d'expiration de la durée devalidité de leurs chalets était prévu pour l’année 1995).

 

03) La troisième et dernière interventiondevait être consacrée à la reconstruction définitive de la région sinistrée.

 

IV) Paysage urbanistique deChlef

L'évolution de Chlef est marquée par uneurbanisation formée d'une succession de plans d'urgence entrepris lors desdifférents séismes successifs. La configuration spatiale de certaines villes dela région s'explique aisément

Il existe trois types de constructions :

  • Le bâti ancien : ce bâti ancien est celui rescapé des secousses successives qui ont touché la région. Il est très réduit et le plus souvent ce sont des constructions en maçonnerie à un seul niveau. Le même type de construction se rencontre parfois au centre des agglomérations avec un et deux niveaux suites au renforcement de l'après séisme de 1954.

 

  • Le bâti préfabriqué : l’important programme d'urgence de relogement en préfabriqué dans la zone sinistrée constitue plus de 20 ans après le plus grand parc immobilier (environ 12 000 chalets uniquement pour la ville d’El-Asnam, désormais Chlef).

 

  • Le bâti moderne : on désigne sous ce terme les constructions édifiées après le 10 octobre et celles ayant fait l'objet de réparation suite aux dommages du 10 octobre. Ce type obéit à une réglementation très sévère produite sur les enseignements du séisme de 1980. Il y a lieu de souligner le plus grand soin qui est apporté depuis à la conception structurale sans en négliger la conception architecturale et l'esthétique de la construction.

 

Au 31.12.2011 ,leparc logement global de la wilaya de Chlef est estimé  à 189.708 logements dont 18.316  logements  préfabriqués et  4.388logements précaires

 

   Ce quien terme de population vivant dans la précarité (baraques + bidonvilles) et avecun taux  moyen d’occupation de 5.78hab/logements ,nous obtenons le chiffres de 132 000citoyens représentant + de 13 % de la  Wilaya..

 

   Laconcentration du préfabriqué à Chlef-ville et avec les mêmes données fait  ressortir que plus de 69 000 habitantshabitent des baraques soit plus de 23 % des 295 000habitants que comptent la ville ,  comptenon tenu de l’autre forme d’habitat précaire et /ou dégradé.

 

  Uneville entière exposée à l’insalubrité ,la maladie et ses  vecteurs (rongeurs ,animaux errants, moustiques),la promiscuité ,les risques d’incendie et d’écroulement du bâtiprécaire ,les réseaux d’assainissement inexistants  ou non fonctionnels,les inondations…

 

V) La vie quotidienne

Les citoyens continuent près 32 années aprèsces douloureux évènements les mêmes baraquements.

Le constat fait indique nettement que lecitoyen faute d’une application des mesures prévues continue de vivre  le même calvaire. Le citoyen né à la date du 10 octobre 1980,a déjà effectué son service national, obtenu, pour certains, sa Licence au seind’une université ou se trouve actuellement à la tête d’une société ou toutsimplement chômeur. On peut finalement avouer que le retard considéré pourpermettre au sinistré de construire sa maison en dur, est à l’origine de cettenaissance et la création de beaucoup plus de bidonvilles aux extrémités deszones sinistrées.


Que ce soit en zones urbaines ou rurales, la situation est la même et rien n’afinalement changé. Le passage à travers la wilaya de Chlef ne fera aucune différenceentre les bidonvilles, l’habitat précaire et le préfabriqué.

 

Tous ce monde est dans le même piedd’égalité. Pourtant, les autorités ont toujours répéter vouloir régler au plusvite la situation. Rien de concret, étant donné que le chef de famille sinistrén’aura droit qu’à 70 millions de centimes répartis en trois tranches, unemesure appliquée pour les citoyens disposant d’un lot de terrain en zonerurale.


Si l’on considère que le prix des matériaux de construction augmente de jour enjour, le montant attribué ne peut en aucun cas permettre la construction d’unepièce et d’une cuisine. Aucune disposition  n’est venue en outre pour alléger ce système bureaucratiqueà l’œuvre  au sein des bureaux techniquescréés à cet effet. Pour être plus précis, le dossier à fournir pour prétendre àla première tranche est trop lourd et coûtera plus de 5 millions de centimes(plans y compris). Le citoyen concerné a longtemps réclamé ses droits devantune administration qui n’a pas l’air d’être concernée, ce qui l’oblige à sedésister purement et simplement du fardeau.

LADDH CHLEF dénonce le fait que l'éradicationprévue des 18 163 habitations en préfabriqué, est reportée aux calendesgrecques.
Pour cause, les tracasseries bureaucratiques et techniques qui bloquent cetteimportante opération censée éliminer cette grande plaie qui défigure fortementle paysage urbain. Le maigre bilan des réalisations présenté parl'administration ne fait que confirmer le triste constat des habitants de Chlef.

A la fin del’année 2012 dernier, il n'y avaitque 1500 dossiers déposés au niveau de la commission de wilaya.

               Ceuxqui se contentent de l'aide officielle à la reconstruction, d'un montant de 128millions de centimes, ne sont pas au bout de leurs peines. «Bien que l'aideoctroyée reste modeste, nous avons tout de même souscrit à ce processus etentamé la procédure de remplacement de nos baraques, mais c'était compter sansles obstacles de toutes sortes qui allaient ralentir, voire freiner notreprojet», déplorent certains pères de famille.

                 D'autres pointent du doigt lesautorités locales qui n'ont pas daigné, selon eux, accompagner, comme prévu, cedispositif décidé par le gouvernement suite aux émeutes qui avaient secoué larégion de Chlef en avril 2008. «Les responsables locaux n'ont pas tenu leursengagements quant à la mise en place des mécanismes de soutien auxbénéficiaires à travers, notamment, l'implantation de points de vente dematériaux de construction.

                  De même, ils n'ont tenuaucune réunion d'évaluation du dispositif en question, laissant les ancienssinistrés livrés à eux-mêmes»,

 

                  En attendant ,les citoyens continuent leurquête d’un jour sans baraques ,et continuent de vivre dans d'une ville sansâme, sans tissu urbain répondant aux normes adéquates, le «remplissage »systématique des espaces vides par n'importe quel édifice semblant caractérisercet aménagement désordonné.

                  Et que dire de l'état social,ou psychosociologique des nombreuses familles sinistrées occupant toujours,depuis 32 ans, les habitations en préfabriqué, donnant l'impression d'éternelslaissés- pour-compte, guettant une assistance concrète des pouvoirs publics quitarde à venir, particulièrement après le délai d'expiration de la durée devalidité de leurs chalets en 1995…

                    Bien évidemment, les dangereuses séquelles desconditions vétustes d'habitat avec cette présence d'agent toxique signalé del'amiante qui n’attendent pas.

                     Il est déplorable que lesdifférentes autorités qui se sont succédé à la tête de la gestion des affairesde la cité n'aient pas songé à bannir tôt le dangereux matériau véhiculantl'amiante, interdit pourtant ailleurs.

                       Pour avoir une idée dece visage inconvenant de Chlef, il suffit de considérer le visage qu'offreaujourd'hui la célèbre esplanade de la solidarité locale, aménagée à l'endroitde l'ex-cité Nasr du «Monoprix», pour pouvoir se rendre compte de ce qu'il estadvenu de ce fameux lieu mémorable érigé à la mémoire des victimes du 10octobre .

                       Cette situation de dégradation progressive ducadre de vie, visible au simple constat des rues et trottoirs tortueux de laville, parsemés partout d'immondices et bordés d'eaux marécageuses, sans parlerdu bâti moisissant du préfabriqué, est à l'origine de ce qui a poussé descitoyens consciencieux et responsables de Chlef à saisir les plus hautesautorités du pays pour solliciter leur intervention. Et ce que l'histoireretiendra, c'est que les hautes instances officielles du pays — que cela aitété un concours de circonstances intervenant dans le cadre d'électionsprésidentielles ou pas — avaient décidé une aide appréciable pour assister lesChélifiens dans leurs projets de reconstruction d'habitat familial… avant quel'annulation de la décision ne soit signifiée quelque temps plus tard par labouche de l'ex-ministre de l’Intérieur, M. Zerhouni,

 

                 Ce propos, ce n'est pas un hasard,avance-t-on, si Chlef est devenue la première wilaya en Algérie frappée deplein fouet par les maladies respiratoires et allergiques, avec notamment cediagnostic fréquent du cancer pulmonaire alarmant (en raison de la présence del'amiante maintes fois signalée dans les cités en préfabriqué, élément nocif dûà la vétusté des baraques).

 

                Le hasard fait bien les choses et commentexpliquer l’opportunité de l’état d’ériger in Centre Anti Cancer à Chlef , Avantcette morbidité était négligeable à Chlef ,aujourd’hui avoir le diabète,l’hypertension ou le cancer à Chlef sont des banalités, il y a donc du vrai dansce que l’on dit de l’amiante.

 

 

                 Le Climat de Chlef était excellent dansle temps ,sec il convenait parfaitement aux personnes présentant desinsuffisances respiratoires ,combien de citoyens venus d’ailleurs se sontinstallés à Chlef pour cette qualité de l’atmosphère, mais cela est une autretranche de l’histoire

 

 

 

 

 

 

VI )Une situation sanitaire alarmante :

 

Lechellifiens (es ) passe en moyenne 55% pour les hommes et 80 % pour les femmesde leur temps dans ces logements préfabriqués. Il est donc très important defaire attention à la qualité de cette habitation car les risques pour la santépeuvent y être nombreux.

 

                       les citoyens occupant actuellement après plusde 32 années des logements divers matériaux ,bois,,plastique souple et rigide,laine de verre et amiante sont confrontés à une vraie crise existentielle.

 

Les premières victimessont :

 

-        lesenfants,scolarisés, dorment dans une baraque la nuit et le jour  vont dans baraque qu’on appelle classe,aucunrépit pour leur poumon

 

-        lesfemmes sont sur- exposées puisque cloîtrées pour les besoins du ménage H24 dansces baraques

 

 

-        Lafamille toute entière (une moyenne de 6 personnes) qui vit dans un espaceconfiné à 70 M²avec une isolation phonique médiocre,une promiscuité inadmissible et desplanchers vermoulus..

 

-        Lesmalades sont hospitalisés dans l’un des hôpitaux de proximité égalementpréfabriqué.

 

 

-        Lesenseignants ne sont pas épargnés ils sont logés dans l’enceinte del’établissement

 

Les situations les plus fréquentes constatéescomme présentant des risques sanitaires sont les suivantes :

A)  Présence d’amiante :Matériaufibreux d’origine naturelle (famille des silicates).


L’amiante est un minerai  polluant et très toxique extrait du sous-solqui a été très utilisé dans les années 1950-1960et bien après encore. En 1972 déjà, le Centre international de recherche contrele cancer avait classé 380 substances présentes dans l’environnement commeétant “possiblement, probablement ou certainement cancérogènes”. Les risquessur la santé sont inhérents à moult formes d’exposition environnementale à desproduits dangereux pour l’homme. Au-delà du risque, l’apparition avérée decancers atypiques difficiles à soigner reste préoccupante du fait que jusqu’àaujourd’hui, l’évaluation de la toxicité des produits n’a concerné qu’un nombreinfime d’entre eux. Or, les risques liés à l’utilisation de l’amiante sontcertains. Entrant dans le cadre des précautions d’usage, le désamiantage estaujourd’hui incontournable.


Bien que son utilisation soit interdite depuis plus de quinze ans en Algerie,l’amiante n’a pas encore disparu en CHLEF dans 18 163 logements ; 04 hôpitaux ;les polycliniques et les centres Santé , loin s’en faut. On peut notammenttrouver de l’amiante dans les revêtements de façades, de toits, de sols et demurs, dans les matériaux de couverture, les panneaux de faux plafonds, lesisolations de conduites, les faux planchers, les panneaux placés derrière lesinstallations électriques, les fourneaux électriques à accumulation.

Toutefois,la présence d’amiante dans une maison n’est ne représente pas le plus grandrisque en effet  les principaux risquesliés à l’amiante concernent la manipulation et l’usinage inappropriés dematériaux contenant de l’amiante : en arrachant soi-même des revêtements desols contenant de l’amiante ou en découpant des tuiles d’ardoises enfibrociment contenant de l’amiante au moyen d’une meuleuse, on provoque unimportant dégagement de poussières d’amiante, ce qui entraîne des risquescorrespondants pour la santé.


L’amiante peut provoquer des cancers du poumon plusieurs décennies après avoirété exposé, ont alerté des spécialistes de pneumo-phtisiologie.


Les incidences des cancers à CHLEF tournent actuellement autour de 160nouveaux cas pour 100.000 habitants chaque année.

 

Lesincidences le cancer du poumon à CHLEF tournent actuellement autour de 48nouveaux cas pour 100.000 habitants chaque année.

 

Certainspatients et leur famille n’ont pas hésité à mettre en cause les matériaux deces constructions en préfabriqué qu’ils soupçonnent de contenir une matièrecancérigène….

Toujoursest-il que la prise en charge médicale spécialisée fait encore cruellementdéfaut dans la région, ce qui entraine un long et pénible calvaire pour lesmalades chroniques. Ces derniers doivent attendre aussi longtemps pour obtenirun rendez vous médical , et la plupart du temps ils sont obligés d’allerjusqu'à Alger Blida et Oran pour y subir les soins nécessaires .

Cecisans compter les difficultés inhérentes à ces soins déplacements …..leurdétresse est aggravés par le manque chronique de praticiens spécialisés , aussibien dans les secteurs sanitaires qu’ titre libéral


L’amiante est utilisé dans les logementpréfabriqué à CHLEF comme :
• isolant thermique (flocage de paroi ou de plafond)
• couverture (fibro-ciment)
• isolant pour les conduits d’eau chaude
• isolant électrique, au niveau des passages de câbles
• incorporé à certains revêtements de sol
• Canalisations
• Cloison
• Eléments de toiture
• Plaques de toiture,
• Mastics,
• Mousses,
• Pâte à joint,

 



B ) Humidité


Un taux d’humidité anormalement élevé dans lelogement peut provoquer un certain nombre de troubles sur la santé. Lesmaladies respiratoires sont souvent en relation directe avec une mauvaise ventilationde l’habitat de préfabriqué, mais aussi à cause des problèmes liés àl’isolation des toitures et des menuiseries.

1 Chlellifiens(es) sur 5 selon une étude souffre d’allergie en 2012,


1 Chlellifiens (es) sur 3 sera susceptible d’être atteint. Ces résultatsvarient selon les causes des allergies mais il est certain que la détériorationde l’habitat pour de nombreux foyers mal équipés ne fera qu’amplifier lephénomène.

Voici les principales maladies respiratoiressouvent déclenchées en raison de l’habitat en préfabriqué dans la wilaya deCHLEF, 49% des adolescents touchés par des problèmes respiratoires vivent dansun habitat humide.

 

B.1 ) Rhumatisme

45% des Chélifiens souffrent derhumatismes qui touchent un nombreimportant de personnes entre 30 et 65 ans et plus


B.2) L’Asthme


L’asthme est une maladie déclenchée par desproblèmes respiratoires. L’asthme touche 5 Chlellifiens (es) sur 20 etcette maladie est souvent aggravée par le manque d’hygiène du logement(présence importante d’acariens, poussières ….etc.)

D’autres maladies sont rencontrées par laprésence de champignons et de moisissures au sein de logement préfabriqué.


Ces moisissures développent des toxines par émission. L’arthrose peut souventêtre aggravée par un taux d’humidité constant dans l’habitat
.

B.3 ) Les insectes

Les familles Chlellifiens(es) disposant d’un logement pareil sont menacées à longueurs d’années par lamultiplicité d’insectes et de rongeurs liés à la présence de détritus.

 

VII ) Santé publique : Dégradation des Infrastructures enpréfabriqué


Les quatre hôpitaux de Chlef construits dans lecadre du programme d’urgence du séisme du 10 octobre 1980 en préfabriqué setrouvent dans un état de dégradation avancée. Il s’agit des EPH de Chlef,Chettia , Sobha et Tenes .


Il en est de même pour les nombreux centres de santé et polycliniques qui ontété conçus de la même manière à travers la région de Chlef. Contrairement auxconstructions scolaires où le programme d’éradication se poursuit à un rythmeaccéléré, le secteur de la Santégarde toujours les séquelles de la catastrophe naturelle.


Après presque 33 ans, les soins continuent toujours à être prodigués dans desétablissements qui ne répondent plus aux exigences à respecter en matière desoins. Malgré les opérations d’entretien et de maintenance lancées par lesgestionnaires en place, ces infrastructures ont atteint des dégradationsavancées. Une situation qui se répercute négativement sur la qualité des soinsainsi que sur la prise en charge effective des malades. Les techniciens enexercice éprouvent quant à eux beaucoup de difficultés pour mener à bien leurmission.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VIII) Emeutes au sein de la ville

 

Il ya cinq année, le 27 avril 2008, les communes voisines de Chlef et de Chettia …etc étaientsecouées par de violentes émeutes.


Conséquences : 140 jeunes arrêtés et écroués et des dégâts matérielsimportants causés à des biens publics et privés, dont des structures del’administration Parmi les mis en cause, certains ont été condamnés à despeines allant d’un an à cinq ans de prison ferme, d’autres, au nombre de 77,seront jugés pour les mêmes faits, à savoir destruction de biens publics etprivés, incendie, vols, pillage, attroupement et violence contre les forces del’ordre.


Quant aux édifices publics touchés, la plupart ont fait l’objet de travaux derestauration et de remise en état. C’est le cas notamment des sièges decertaines directions de l’exécutif, des recettes d’Algérie Poste, des agenceset du central téléphonique d’Algérie Télécom, du musée régional et des antennesadministratives des APC. Le facteur déclenchant de ces émeutes a été sansconteste le procès intenté par l’ex-wali de Chlef, muté depuis à Annaba, contrele coordinateur des sinistrés, pour « diffamation et outrage à fonctionnaire ».En fait, ce dernier s’était exprimé dans la presse sur « l’annulation d’uneaide à la reconstruction de 100 millions de centimes pour chaque famille et surla carence et le silence des autorités quant à la prise en charge du dossier  des habitations en préfabriqué ».


D’ailleurs, lors de la première audience qui avait été reportée par lemagistrat, des centaines de citoyens avaient organisés une marche pacifique dusiège du tribunal jusqu’au siège de la wilaya. Après avoir vainement attenduune audience du premier responsable de l’exécutif, les manifestants ont dûrebrousser chemin et regagner leurs foyers. C’est dire que le dialogue n’étaitpoint le fort des dirigeants de l’époque qui semblaient s’accommoder desrelations conflictuelles et du climat malsain qui régnait. L’administrationcentrale avait tourné le dos aux revendications légitimes des sinistrés et auras-le-bol de la population en général. Ce n’est qu’après le mouvement deprotestation qu’elle s’est empressée de dépêcher des émissaires pour calmer lesesprits et reprendre à son compte les décisions que les habitants ne cessaientde réclamer depuis de longues années.


C’est le cas de la cession des logements en préfabriqué gérés par l’OPGI etl’octroi d’une aide financière pour le remplacement de ce type d’habitat érigéau lendemain du séisme de 1980. Si la première mesure a pu connaître un débutde solution, la seconde, en revanche, ne fait pas l’unanimité au sein de lapopulation, laquelle estime que le montant de 70 millions de centimes ne peutsuffire à la réalisation d’une habitation digne de ce nom. C’est la raison pourlaquelle ce dispositif n’a pas suscité l’engouement souhaité, dans la mesure oùseule une quarantaine de postulants à ce soutien ont été enregistrés à ce jour.Les sinistrés ont l’impression que rien n’a changé sur ce plan et qu’il vafalloir abandonner leurs vieux rêves, en dépit des promesses des uns et desassurances des autres. Le dossier du préfabriqué restera toujours comme un pointnoir et une chape de plomb qui freinera le développement local.

IX ) Contrainteset problématique du reconstruction.

·       la bureaucratie qui engendre la corruption

·       baisse du pouvoir d’achat de ces locataires deslogements préfabriqués

·       le bénéficiaire doit paie  les dettes de louer pour l’OPGI  ( depuis 1982 jusqu'à 2008) et le montantvarier entre 35 a45 millions .

·       main d’ouvre pour irradie le chalet ( prix varie entre 10à 15 millions )

·       Manquela concept et la talent d’Architecture  surla construction des logements (cette conception pour construire un logementc’est comme juste un lieu dormir ( dortoirs ) et qui ne répondent à aucunenorme architecturale

·       Taxe de CTC

·       Dépôt de la demande au près du maître de l’ouvre 02million

·       Dépôt du dossier du permis de construire auprès desservices consernes 04 millions

·       Obtention du permis de construire 02 millions.

·       Montant des honoraires de la mission suivi 12millions.

·       Manque main d’ouvre qualifier.

·       lesurenchérissement des coûts des logements

·       Spéculationsde matériaux de construction par le lobby

·       Lahause vertigineuse des prix des matériaux de construction.

* ciment (le sac de ciment de 50 kilos est passé de 450 DA à 750 DA )

           * sable (Le camion de sable (un 10tonnes) coûte  25 000 DA

 

           * le gravier de 10 tonnes atteint les 32.000 DA .

 * fer (prix de quintal de fer a passer plus 6 000 DA )

  * augmentations des produits de céramique, carrelage

·  Manque de main d’ouvre qualifier

Résumer : la construction des logements dans la wilaya de CHLEF neprésente pas un cadre bâti impose ou construire d’une manière aléatoire .lamise en ouvre d’une politique urbaine en matière de construction  insiste sur les données empirique de lasociété . elle se base sur des études technique ,architecture de la ville CHLEFet psycho sociologique .négliger les données réelles établies par des études etdes enquêtes produit une population déstabilisée et désordonnée .

Loger des familles sans enquêter sur leurbesoin en matière d’habitat est considère comme un acte irrationnel il peut y avoir une autresignification que celle d’une politique inconsciente sur la gravite de ceproblème et les conséquences que peuvent agir .  

On a constater également dans les derniersannées qu il ya de l’occupation spontanée et illicite des terrains et lafaiblesse des institutions publiques ainsi que l’absence de cadastre font qu’ilest très difficile de protéger les propriétaires légitimes et les terrainspublics .ces nouveaux migrants ,a cause de leur faible niveau de revenu ,procèdentsoit par l’invasion des terrains écologiquement déficients dans les zones périphériques,  ils procèdent par affermage desterrains pour se constituer des espaces insalubres ou les logements sont de basstandard ,sans hygiène et surpeuplés .

La plupart des familles habitant dans ces bidonvilles,vivent dans une pièce

         Ces modes d’occupation des terrains encouragent égalementles modes dérègles de construction.

Le non application d'unplan d'urbanisme et l'insécurité foncière ont facilité la constructionanarchique des habitats précaires, sans respecter les normes d'urbanisme et desalubrité. Cette grande proportion de gens défavorisés n'ont pas bénéficié d'unsystème de promotion immobilière qui leur permettrait de vivre décemment dansun logement normal. Cet état de faits anime le processus de bidonvilisation  dans la wilaya de CHLEF qui se révèle trèspréoccupant. On a vu que non seulement les bidonvilles les plus anciens sont surdensifiés, mais aussi presque tous les espaces verts  sont en train d'être bidonvillisés par desmigrants de faible revenu. ce qui engendre la dégradation de l'environnement etrend vulnérable l'avenir des habitants de CHLEF .

 

X)Les recommandations

-        Lebureau de wilaya de la ligue Algérienne pour la défense des droits de l’hommeinterpelle les autorités centrales qu’aucune région en Algérie n’a fait l’objetd’un traitement aussi injuste, d’une marginalisation économique, sociale etpolitique que la wilaya de CHLEF

 

-        Lebureau de CHLEF de la LADDHdénonce publiquement et fermement la gestion archaïque et catastrophique de ceFameux dossier  des logementspréfabriqués et affirme qu’il est de la responsabilité de l’Etat de garantiraux populations tous les moyens pour assurer leur santé, conformément :


- A la déclaration universelledes droits de l’homme du 10/12/1948 notamment les articles 03 et 25.
- Aux Pactes du16/12/1966 : Pacte international relatif aux droits sociauxéconomiques et culturels, et le Pacte international relatif aux droits civilset politiques,
- A la Charteafricaine des droits de l’homme et des peuples (art. 16)

-A la Charte africaine des droitset du bien-être des enfants (1990)
- A la convention C162 - Convention (n° 162) sur l'amiante, 1986 Adoption:Genève, 72ème session CIT (24 juin 1986) concernant la sécurité dans l'utilisation del'amiante (Entrée en vigueur: 16 juin 1989)

- A la Constitution Algérienne

- A la Loi 85-05 du 16 février 1985 relative à laprotection et à la promotion de la santé

- Au Décret exécutif n° 09-321 du 8 octobre 2009modifiant le décret exécutif n° 99-95 du 19 avril 1999 relatif à la prévention desrisques liés à l'amiante

- A la loi n° 03-10 du 19 juillet 2003relative la protection de l’environnement dans le cadre du développementdurable

 

 

 De :

1.    ouvertureun dialogue pacifiste et constructif avec la société civil, en particulier avecla ligue Algérienne pour la défense des droits de l’homme en vetu de la résolutiondu A/RES/53/144 de l’Assemblée générale ONU du 08 Mars 1999 .

 

2.    Eradicationen urgence 18163 habitation ,04 hôpitaux,des dizaines polyclinique et centres Santé, maisons jeunes, centres deformation ….etc  en Préfabriqué

3.     Réactiverle compte spécial trésor « Reconstruction de Chlef , 3°phase) avec un  solde en 1987 de  137 Milliards de centimes.

4.     Créer unguichet unique, devant mener la réalisation du programme d’éradication des 18633 préfabriqués, qui doit rendre compte à un cabinet inter-ministériel.

 

5.       Annulationles dettes de ces locataires au niveau de l’O.P.G.I .

 

6.     Assoupliret simplifier les procédures de dépôt et de confection des dossiers

 

7.    Résoudrele Problème de la bureaucratie qui engendre la corruption

 

 

8.    L’implantationde points de vente de matériaux de construction dans chaque commune

 

9.    Ouvrirune enquête sur la gestion et la commercialisation du ciment dans la cimenteriede CHLEF (pour lutter contre lobby de spéculation de ciment) 

 

 

10. Relever le concours de l’état à 2 000 000 DA

 

 

11. Annulation ou bien diminuer les frais

 

*  l’instruction interministérielle N 05/SPM/MHUdu 14/11/2012relative à l’octroi de l’aide pour le remplacement des chalets ériges suite auséisme de CHLEF 1980.

 

*La correspondance de MR le Ministre de l’habitat et de l’urbanisme N 85/2013 endate 17/01/2013

 

 

·       dépôtde la demande au près du maître de l’œuvre 02 million centime

·       dépôtdu dossier du permis de construire auprès de services concernes 04 million

·       Obtentiondu permis de construire 02 millions centime

·       Montantdes honoraires de la mission suivu 12 millions centime

 

12. Respecter les principes del’Architecture traditionnelle et des normes techniques de modernité, laconception doit redonner a notre ville un visage digne de son passé et capablede susciter la fierté de nos génération présentes et futures .

 

 

13. Autoriser les banques à assister les promoteurs(taux de crédit bonifié) et un délai de remboursement égal à 15 ans ,le créditne doit pas excéder 1 000 000 DA

14. Destructionsdevant une commission des baraques déclassées et interdiction d’en faire lavente et/ou le montage pour une quelconque utilisation et ouvrir une enquêtesur les Etablissement de l’Education Exemple cas commune CHLEF et communeSOBHA…..etc  qui en vendu .

15. Accélérerla réalisation du centre anti cancer  àEl Hassania .

 

16. Mettre en place un programme dedépistage systématique du cancer et des maladies respiratoires surtout dans lesétablissements scolaires.

 

 

17. Application de la loi No 89/26du 31 décembre 1990, portant loi des finances pour 1990 et organisé   par le décret du 15 décembre 1990, le fondscalamités naturelles et de risques technologiques majeurs est destiné à supporterles dépenses  concernant les victimes descalamités naturelles   en indemnisant lesfamilles ayant eu des décès suite au séisme, et engagés des fonds pour réparerleur construction et qui n’ont pas bénéficié de logements préfabriqués.

 

 

18.  Prévoirdans la future loi de finances, l’indemnisation des victimes de l’amiante.

 

 

19.  Réhabiliterla notion d’utilité publique, freiner et réduire le déploiement (suite auséisme) spatial  de divers services  de l’état en matière d’occupation de l’espace,des trottoirs et des voies de circulation.

 

 

20. Consacrer le droit à la santé descitoyens en ordonnant une commission d’enquête sur la non ouverture del’hôpital de 240 lits sitôt inauguré sitôt refermé !

 

 

21. Consacrer le droit et l’accès àl’information  aux Citoyens de Chlef.