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PROTECTION CIVIL

POMPIER


                                        c est un ex officier du protection civil de l ’algerie et a cet occassion je permet de transmetre ces ecris et ces aventures avec ce regime comme mon ami tchicou mourad qui est suspendu de leur fonction depuis 2004 et officier mebarki rabah qui est suspendu depuis 2004 et maintenant il est en asile dans la  france

« viennent de me faire part que l’ami du président, le colonel de l’armée Mustapha (ou Lakhdar ) El-Habiri, le directeur général, ne cesse de se faire distinguer par ses exhibitions, pour le moins, scandaleuses. Dernière parade : il vient de mettre sur pied une sorte de cabaret au sein même du complexe national des sapeurs pompiers  de Dar-El-Beida. Quant aux traîneuses -danseuses, elles ne sont autres que certaines filles de mœurs légères recrutées comme agents d’intervention. Et gare à celles qui refusent d’obtempérer, a l’exemple des trois agents de la DPC de Sidi-Bel-Abbes suspendues - ou révoquées - par un toutou d’El-Habiri parce qu’elles ont  osé contester l’ordre établi.

C’est ainsi qu’après le bar, qui existait déjà depuis 2004 dans ce même complexe, dans lequel El-Habiri et d’autres mafieux qui dirigent l’Algérie venaient passer de bonnes moments sous l’ombre des eucalyptus, en transformant des valeureux pompiers en serviteurs de whisky, El-Habiri passe á la vitesse supérieure en usant du chantage et de la menace. A tout prix, il veut donc transformer des malheureuses filles du peuple en prostituées afin de combler ses instincts bestiaux, de ses larbins/pompiers et de ses amis. Il n’est pas étonnant donc de le voir ouvrir très bientôt une maison de tolérance,  dont la rente lui permettra, ainsi qu’ á son beau-frère/associé, le général major Larbi Belkhra (Hachakoum), d’autres affaires fructueuses quelques part en Algérie.

  Pourquoi se surprendre lorsque ça parvient de la part d’un Harki, repris de  justice et fils de Kaid (qui offrait les vierges algériennes a ses maîtres gaulois)  ou, plutôt, d’un proxénete  qui, toute honte bue, n’a pas hésité a faire de son épouse et de ses filles un moyen pour escalader la hiérarchie au détriment des compétences. Et le voila, en fin de parcours, entrain de mettre les mains et les pieds afin de salir des filles de bonnes familles.

Il est en toute évidence clair que celui qui ne détient même par un décret présidentiel de nomination, pour des raisons que Bouteflika n’est pas sensé ignorer, ne peut en aucun cas agir autrement.

  Le prototype de tous ceux qui gouvernent l’Algérie depuis le départ des français : le directeur général  actuel de la protection civile algérienne, le triste colonel El-Habiri,  agit comme si les femmes-pompiers sont ses esclaves ou des ouvrières dans sa minoterie de Ghardaia.

La honte á Bouteflika et tant pis pour les pompiers qui le laissent agir a sa guise.

  

  
  Lakhdar/Mustapha

        El-Habiri

Ces valeureux pompiers ne meritent pas que le ripoux (ci-dessus) salis leur bonne reputation.
 
 
 
 
 

par Omar.S publié dans : dgpc.com
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Dimanche 1 avril 2007

Les illetrés de l'Etat voyou

                                                    

 Le secrétaire  national de l’UGTA chargé de l'administration et des finances a,  le mois de mai 2004, usé de toutes les ignominies pour me "chasser" du siège central de l'UGTA à Alger. Lieu dans lequel je suis resté en sit-in dix mois durant (du 26/01/2004 au 22/11/2004) pour faire entendre ma voix que des voyous du régime algérien voulaient étouffer.  

  Aujourd'hui, le 22 mars 2007, en consultant la presse algérienne sur Internet (je suis réfugié dans un pays étranger),  j'ai compris enfin la raison exacte de la bassesse de l’illetré "Hadj" Abdelali meziani, puisqu’il s’agit de lui. Le procès de Khalifa vient de le dévoiler et de dévoiler aussi, et surtout, tous ceux qui continuent de voir en nous, les défenseurs de la légalité et du droit dans un pays maladroit,  des agitateurs qu’il faut éliminer a tout prix, parce que nous avons le courage de dénoncer le vrai visage du régime d’Alger instauré par la mafia des généraux. Un régime pris en otages par des illettrés qui, dans le meilleur de cas, ne peuvent dépasser le rang de planton ou d’agent d’hygiène dans leur commune d’origine. Alors que les voila  propulsés dans des postes supérieurs avec un statut dont ils n’ont jamais rêvé.

Un cas parmi tant d’autres, celui de Abdelali Meziani, secrétaire national de l’UGTA depuis la nuit des temps, ex député « élu » sur les listes du RND et ancien docker á l’EDIMCO d’Oum-El-Bouaghi. Au même titre que ses paires de l’UGTA, dont Salah Djenouhat qui, lui, était docker au port d’Alger,   Hadj Meziani a donc gravi phénoménalement tous les échelons de cette organisation dévouée au service du régime des voyous, parce qu’il n’est en vérité qu’un larbin, au sens le plus propre du terme, qui répond à toutes les conditions le prédestinant à servir d’instrument aux manipulateurs qui n’ont pas hésité à le placer dans la plus haute sphère de la centrale syndicale. Une organisation qui, normalement, devait défendre les intérêts des travailleurs,  s’est contentée de faire le sal boulot, notamment l’étouffement de toute tentative de contestation. Ce triste individu, tout comme ses acolytes de la maison du peuple (la liste est  très longue),  a depuis toujours assumé  le rôle des manieurs de la brosse a reluire, voire d’indicateur. Son rôle consiste essentiellement de remettre à la sécurité « mercenaire » la liste des meneurs de toutes les tentatives de grèves ou de protestations.

En contre partie Abdelali Meziani, tout comme ses semblables dans les autres organisations satellitaire du régime,  ne s’est pas contenté du nombre d’appartements  et  de lots de terrain dont il a bénéficié à Alger et à Oum-El-Bouaghi, il a voulu faire de la promotion en jouant dans le terrain des grands rapaces. Lui, également, il s’est jeté dans les bras d’Abdelmoumen Khalifa pour goutter de son miel ; un enfant ayant bénéficié, au frais de la princesse, d’une formation de pilote chez Khalifa Airways, des cartes de voyages gratuits pour lui, son épouse et ses enfants et un sachet noire, utilisé ordinairement pour les ordures, bourrée de quelques billets d’argent sale et sentant l’ordure. Ainsi donc, celui qui ne se voyait même pas ouvrier ordinaire est devenu homme d’affaire à la tête d’une grosse fortune. Malheureusement, ou heureusement, la justice vient de le condamner à trois ans de prison ferme dans l’affaire Khalifa !


 

L’illetré Abdellali Meziani a oublié, parait-il, que lorsque le pot aux roses est découvert seuls les lampistes  passent à la caisse pour payer la note de leurs maîtres…
                                                                                    O.Saada
 
 
 

par Omar.S publié dans : dgpc.com
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Jeudi 16 novembre 2006

Les affres de Boumerdes

 

           L'ALGÉRIE,

     le chagrin et la colere.

          Reportage

    publié par "le point"

Edition N 1602 du 30/05/2003 page 44

Olivier Weber

Dévastée par un tremblement de terre, la petite Kabylie et la ville de Boumerdès remettent en cause les errements des dirigeants algériens.


Omar Saada, refugié en Norvege depuis 2005

    Omar Saada a tout perdu, tout sauf son honneur de capitaine. Officier de la Protection civile algérienne, il a ressenti le terrible séisme dans tout son corps. Il s'est jeté au sol, le soulèvement de la terre s'est arrêté aux portes de son immeuble, et le monde a plongé dans un univers de chaos, de terreur et de désolation. Ancien directeur de la Protection civile de la wilaya d'Illizi, dans le sud algérien, ce quarantenaire volubile a la rage au coeur : il avait dénoncé l'an dernier les errances du gouvernement en matière de gestion des catastrophes dans un livre retentissant, au ton virulent, et qu'il avait titré "La Déchéance administrative". Plusieurs journalistes avaient salué l'audace de l'officier des pompiers. La presse l'avait surnommé "capitaine courage". "L'omerta, caractéristique des corps paramilitaires, vient d'être rompue pour la première fois par un officier de la protection civile" écrit le Soir d'Algérie. Puis le directeur de la Protection civile a dû démissionner. Trop dénonciateur. Trop dangereux. Ce qu'il remettait en cause, c'était toutes les pratiques de corruption du régime. "Les mandataires de l'injustice", comme il les surnomme, ont fini par avoir sa peau, lui, héros de la lutte contre la corruption. Alors, quand la terre d'Algérie a tremblé, quand les entrailles de son pays se sont ouvertes pour avaler nombre de ses voisins, là, sur la petite colline de Boumerdès, quelques minutes avant le coup d'envoi de la finale de la Coupe d'Europe, le capitaine déchu a aussitôt dévalé les escaliers. A vingt mètres de chez lui, la Cité du 11 décembre a quasiment disparu. On relève des centaines de morts dans la ville, plus de 2200 dans toute la contrée, de Zemmouri, la petite station balnéaire, l'ancienne Courbet des Français, jusqu'aux faubourgs d'Alger, et plus de 9000 blessés. Le sang d'Omar Saada n'a fait qu'un tour : ce séisme de 6,2 sur l'échelle de Richter (6,8 selon l'institut de sismologie de Denver aux États-Unis) ne pouvait malheureusement que démontrer ses dires. L'enrichissement de nombre de cadres de la fonction publique ; la corruption endémique ; les constructions sauvages ; le népotisme et la prévarication ; les marchés publics qui profitent à une certaine granges des cadres de l'État... Au milieu des décombres, le capitaine déchu a erré comme un fantôme, entre les survivants au visage ravagé par la douleur. On fouille les ruines au petit bonheur la chance, en guise de défi au funeste destin. On croit percevoir un souffle, et ce n'est que le vent, lugubre comme une promesse de mort qui soulèverait un voile jaunâtre. Le petit immeuble d'Omar Saada tient encore debout, et c'est un miracle si l'on ne compte aucune victime dans les étages. Mais le bâtiment est condamné par les fissures qui émergent sur la façade. Au coin de la rue, c?est un spectacle de champ de bataille : les dalles de béton se sont écroulées les unes sur les autres. Poutrelles enchevêtrées, murs écrasés entre lesquels apparaissent des corps, cris de douleur sous un tas de gravas. Le capitaine courage organise aussitôt les secours, puisque l?équipe de la Protection civile tarde à venir. Dans la ville paisible de Bourmerdès et ses environs, 91 immeubles collectifs et 570 maisons individuelles se sont effondrés. Sur la place voisine, l'horloge s'est arrêtée à 19 h 45. l?heure du drame, tandis que les télévisions plus loin continuaient de diffuser la finale de la coupe d'Europe. Quel paradoxe... Cette cité du 11 décembre, fruit elle aussi de la corruption, a piégé nombre de privilégiés et de profiteurs du sytème lorsque la terre s'est soulevée dans ses terribles hoquets. Là, le mètre carré s'est vendu plus cher qu'ailleurs : 4 millions de dinars, soit 40.000 euros, pour un 5 pièces de 130 m2, contre 2 millions dans les autres quartiers. "Et pourtant la qualité y est déplorable" fulmine le capitaine Omar Saada. Dans l'immeuble ratatiné où pend encore une serviette de bain comme un sinistre drapeau en berne, vivaient des cadres supérieurs, des avocats, des notaires, des entrepreneurs. Ils venaient d'emménager dans cette bâtisse de nouvelle génération. Eux aussi furent tous piégés. Rattrapés par l'hydre de la tchipa, la corruption. Plus loin, il ne reste d'une pharmacie, au rez-de-chaussée d'un petit immeuble, qu'un bocal de formol où gît un serpent qui semble encore prêt à mordre. Tel le capitaine courage, héraut de leur doléances, le peuple algérien est en colère. Et les plaintes des rescapés, fantomatiques ombres couvertes de poussière, disent l'amertume de l'Algérie blessée, trahie par le pouvoir jugé incompétent. "Représentants de l'État, promoteurs, entrepreneurs, tous coupables" clamait lundi à la "une" le quotidien Liberté. A Thenia, petite ville posée sur de vertes collines dont les immeubles du centre se sont affaissés comme des châteaux de cartes, les rescapés, cinq jours après le drame dans la région la plus peuplée d'Algérie, n'ont toujours pas reçu de tentes pour s'abriter. Les denrées sont rarissimes, malgré les promesses des autorités et ce sont les paysans du bled, descendus de leur montagnes, qui viennent offrir leurs maigres trésors, au bout d'une route encore hantée par les groupes islamistes. "Il faut leur donner à manger sinon ils vont finir par s'entre-tuer pour la nourriture !" prévient le secouriste Samir. Quant aux engins de levage, ils sont largement insuffisants, malgré les plans d'urgence. A Zemmouri, épicentre du séisme, au bord de la Méditerranée, cette mer qui a reculé de deux cent mètres comme pour annoncer le mauvais présage avant de lancer ses vagues à l'assaut des premières maisons, le maire n'a même pas daigné se rendre au chevet des blessés. Le wali, le préfet de la région ? Il répond aux abonnés absents. Et ceux qui continuent au cinquième jour du drame à gratter le sol de la mosquée au minaret penché comme une sinistre tour de Pise ne sont que des volontaires, des gens du quartier, des chebabs, des jeunes venus du djebel pour prêter main forte aux hommes de bonne volonté de "Zemmouri la chahid", la ville martyre. Là priaient à l'heure du séisme des dizaines de croyants, comme dans 91 autres mosquées ravagées par le séisme. Là reposent des corps à l'odeur déjà pestilentielle. Linceul de béton. Sur un corps sans vie, un charognard a volé un portable. Courroux de la rue. Par un incroyable retournement, ce sont des fonctionnaires qui agonisent d'insultes les hiérarques de l'État. Tandis que deux sympathisants de l'ancien FIS, le Front Islamique du Salut, préfèrent s'en remettre à Dieu, "car c'est lui qui a voulu tout cela". Alors les "frères", les sympathisants islamistes, barbus et en tunique traditionnelle, investissent les lieux de charité, jardins publics et squares de jeux où les rations et bouteilles d'eau sont entassées, convoyées par des voitures et camionnettes marquées "Tadhamoun", Solidarité. Alors, quand un expert désigné par les autorités pointe son nez, s'ensuivent des échauffourées et des coups de poing, de hargne, de vengeance. Alors, quand le président Bouteflika en personne débarque près de la mosquée aux murs cisaillés, c'est une nuée d'injures qui l'accueille et même une bouteille d'eau, ainsi que des jets de pierres sur son cortège. De cela, nulle trace dans les nouvelles télévisées. Mais plusieurs journaux se sont empressés de relayer l'information. "Démissionnez, monsieur …………………" a titré Le Matin. Depuis l'indépendance, aucun chef d'État algérien n'avait subi un tel affront. Dans la rue du 11 décembre, le capitaine Omar Saada clame avec la verve d'un tribun toute sa révolte, trop longtemps tue. Et la rue lui répond. Le "zilzel", le tremblement de terre, agit comme un tragique révélateur de toutes les frustrations accumulées, de tous les drames précédents, parti unique, sous-développement, islamisme et calamités mélangés. "Regardez les piliers des immeubles, lance le maçon Youssef Meslous : aucun ne suit la réglementation !" Ce que confirme un ingénieur en équipements électriques : même les fondations ne répondent pas aux normes du terrain standard, alors qu'ici les ouvrages s'étiolent sur une faille sismique. "La tchipa concerne tous les niveaux, assure Jamel M., cadre de l'État : la promotion immobilière, la construction, les services des préfectures et des mairies". L'épaisseur des barres de fer, destinées à armer le béton ? Elle est souvent de 16 mm ou de 14 mm quand un chiffre de 20 mm est généralement requis. Les étriers qui renforcent l'armature ? "A 8m d'épaisseur, la norme pour un immeuble de trois étages, c'est 4000 dinars (400 euros) le quintal ; à 6 mm, c'est 1200, et c'est ce que retiennent les entrepreneurs", dit le géologue Farid Saïdoun, qui a perdu son appartement de 130 m2, acheté 40.000 euros, "l'économie de toute une vie plus l'héritage de mon grand père". La qualité du béton ? "On rechigne sur le ciment, normalement à 350 kilos par m3, et on augmente la proportion de sable, du sable sale, lance le chef de projet d'une entreprise de construction, 25 ans d'expérience, qui préfère garder l'anonymat. Les graviers ne sont jamais lavés, et l?acier, en provenance des pays de l'Est, est de piètre qualité." A 70%, ces aciers sont recyclés, pratique interdite par les normes en vigueur. "C'est le gain facile ! "lance Hamid Belgacem, un technicien supérieur du bâtiment, à qui le chef d'entreprise demande régulièrement de faux certificats pour les contrôles. "Et alors, la CTC, la Commission Technique de Contrôle, ferme les yeux..." Au final, un entrepreneur peut gagner plusieurs centaines de milliers de dinars (plusieurs milliers d?euros) à chaque fois qu'il coule une dalle de béton pour un immeuble collectif. Un lieutenant-colonel de l'APL ( Armée Populaire de Libération) le confirme : "Il existe des traditions en Algérie qui font que l'on oublie bien souvent de se conformer à la loi..." Constat d'Assia Harchaoui, architecte et membre de la commission de l'environnement et de la ville au CNES (Conseil National Économique et Social) : "Dans le domaine de l?urbanisation, on s'aperçoit qu'il n'y a plus personne sur le terrain." La corruption mise en cause après le drame de l'est algérois, c'est aussi celle de l'attribution des permis de construire. Un ingénieur de la DUC (Direction de l'Urbanisme et de la Construction) de Boumerdès avoue qu'aucune étude de terrain n'est demandée lors de la délivrance d'un permis. A un gros entrepreneur, on demande quelques points de pourcentage du prix de la construction pour que l'administration oublie le contrôle. "Les concessions illicites sont légion, ajoute l'ingénieur de la DUC : ensuite, on construit sans permis". "Si l'État laisse les constructions illégales, dans 90% des cas, c'est pour être débarrassé de la crise du logement à moindres frais, dit le géologue Farid Saïdoun. Il y a en Algérie tout un profit de la calamité". Accusée entre autres : la DLEP, la Direction du Logement et de l'Équipement Public, qui agit bien souvent en maître d'ouvrage pour des immeubles privés. Autre accusée : l'Entreprise Promotion du Logement Familial, qui a notamment construit la Cité des 120 logements à Corso, que des propriétaires veulent traîner en justice pour "homicides volontaires". "Tout le monde se sert, à tous les niveaux des mairies, de la willayat et des départements de l'État, souffle le fonctionnaire de la DUC. Le pire, c'est que cela est devenu normal. Celui qui dans un bureau n'est pas corrompu est considéré comme anormal et n'a aucune chance de promotion. Pire, on le saque..." Comme le capitaine Omar Saad. Dans son livre, le "chef pompier" fustige les magouilles entre les services de la Protection Civile et tel ou tel bureau d'étude, les détournements de fonds publics, les arnaques sur les dépenses d'alimentation du personnel -souvent doublées, voire triplées-, les passe-droits et les connections véreuses avec d'autres services administratifs, les accointances entre représentants de l'État et bandits du sud-est algérien, dans la contrée où précisément ont été enlevés la trentaine de touristes occidentaux en février dernier. "La Protection civile d'Illizi était devenue une véritable vache à lait" confirme un journaliste de la Nouvelle République, qui précise que les ennuis du capitaine Saada ont commencé lorqu'il a dénoncé la disparition de plus d?un million d?euros de projets dans son institution en 1996 et 1997. "L'incorruptible Omar Saada inquiéterait-il ?" s'interroge la presse algérienne. "La déchéance de l'État algérien, clame le capitaine Omar Saada, c'est toute une chaîne de responsabilités qui devient une chaîne d'irresponsabilités. Déjà, lors des inondations de Bab El Oued en 2001, une partie de l?aide humanitaire avait été détournée par les mêmes services. A la mafia de la construction, il faut ajouter la mafia des secours..." Ce combat, c'est désormais celui de sa vie. Un combat contre "les auteurs de détournements spectaculaires cautionnés par le silence d?une minorité d'acolytes au niveau de l'administration centrale". Une vie où se croisent les fils des calamités et des drames politiques de l'après-indépendance. Personne ne le fera taire, même pas le directeur général de la Protection civile qui a tenté d'empêcher la publication du livre, mais en vain, puisque le tribunal d'El Harrach, dans la banlieue d'Alger, s'est déclaré incompétent. …………………….. lui-même a reçu une lettre d'Omar Saada, qui dénonce la prévarication de son institution. Né dans les gorges de Palestro, Omar Saada est fils de moudjahid, un combattant pour la libération, qui meurt quelques semaines après sa naissance, cinq ans après le déclenchement de la guérilla, exactement au même endroit. Militant du F.L.N. dans les années 80, il rejoint le corps des sapeurs-pompiers. Six jours plus tard, c'est le drame d'El Asnam, l'ancienne Orléansville, en octobre 1980. Une fillette de 4 ans, Nassima Howedj, dont le père meurt sous les décombres, en réchappe par miracle. Devenue voisine du capitaine des pompiers, à Boumerdès, elle ne survit pas au choc du 21 mai 2003. "On ne veut pas que la campagne électorale de Bouteflika commence sur les terres de la tragédie !" hurle un ouvrier du bâtiment à Zemmouri, ville au coeur rasée et transformée en décor d'apocalypse. Conspué, vilipendé par la presse, le président serait-il lâché par les militaires, qui tirent les ficelles du pouvoir, un an avant les élections ? "Un signal on ne peut plus clair" dit un journaliste oranais. "Les grandes manoeuvres ont commencé, et les généraux resteront maîtres du pouvoir après le scrutin de 2004" souffle un fonctionnaire de la mairie de Boudermès. Deux ans après les inondations de Bab El Oued, lorsque le pouvoir fut tancé pour son incapacité à organiser promptement les secours, le tremblement de terre pourrait remettre en question bien des certitudes. Un ras le bol sourd des quartiers populaires. Des fonctionnaires s'inquiètent des carences de l'État. Comme un symbole, même la Cour Suprême et la Bibliothèque Nationale à Alger arborent de graves lézardes. Fissurées, les temples de la loi et la mémoire ! Le capitaine Omar Saada n'est pas encore réhabilité, et peut être ne le sera-t'il jamais. Mais sa bataille ne fait que commencer. De la terre ouverte par les secousses des grandes profondeurs, c'est aussi toutes les affres de l'Algérie qui remontent comme un remugle tenace.

© le point

Par Olivier Weber
 
 
                     ***
La marche générale des abérrations !
Omar Saada.

   C'est une de ces histoires, qui font rire mais  véridiques, que les Algériens vivent au quotidien. Elle concerne, justement, les ghettos créés par l'Etat, plutot par la rue-publique de …………?………………… et de ses voyoux au profit des sinistrés. Et les sinistrés en Algérie, c'est tout le peuple, je dis bien  tout le peuple, á l'exception  des serviteurs qui se sont dévoués dans ce qu'on appele, chez nous, "echita" afin de plaire á leurs maitres.

     Je commence tout d'abord par le ghetto érigé au lieu dit "FAES", situé dans la périphérie ouest de BOUMERDES, non loin de CORSO, lieu ou j'ai habité plusieurs mois  suite au tremblement qui a ebranlé la region le 21 mai 2003  et qui, selon les chiffres officiels, a fait pas moins de  2300 morts et 130000 de sans-abri. Les scouts (musulmans) algériens et l'UNJA, des organisations de l'ex et l'actuel parti unique, le FLN ou le RND, furent chargés de distribuer le fameux «repas chaud» promis par ………………….?......... et ses larbins. Les voilà donc, ces bons eleves de la langue du bois et de l'oligarchie, à l'heure de la soupe, passant de tente en tente, ou plutôt de famille en famille, puisqu'il y avait deux familles par tente. Au menu : pâtes et oeufs durs. Sous les toiles surchauffées, en cette saison de grande chaleur, les spaghettis gelés n'ont aucun succès. Au bout d'un moment, un des scouts explose de colere : «Ils ont dit qu'il vous faut un repas chaud "( Bravo ! Lui ai-je lancé) ...et de continuer "Celui qui ne prend pas les spaghettis n'aura pas droit à l'oeuf.» ( Õ !Pardon, je vous ai mal compris.). Un voisin de tente, ingénieur, n'en finit pas de me simuler la scène. Ce sont des gamins, à peine une ombre de moustache, mais, déjà, des vrais representants du FLN et du RND. Ils ont ce geste sévère, cette manière de faire la bienfaisance comme on donne un coup de gourdin, façonnée par quarante ans de bureaucratie "FLNoRNDiste", dont les quinze dernières sous  l'état d'urgence.»

 Juste après le tremblement de terre, l'Algérie apparaît dévêtue. « Pourquoi nous énerver,  puisque nous sommes  sinistrés depuis le depart des francais en 1962. Maintenant, nous avons  le statut, c'est tout », a dit un jeune Kabyle, ironiquement, a un représentant de l'Etat chargé de la gestion de notre ghetto. Au moment du sinistre, «ce sont les citoyens ordinaires qui nous ont aidé, se souvient Salah, un autre Kabyle, enseignant (En Algérie, on dirait qu'il n y a que les Kabyles qui osent dire les choses en face). En effet, ce sont les simples citoyens, des jeunes, majoritairement chômeurs, qui sont venus a notre rescousse avec  couverture,  pain,  fromage  et eau. Un commerçant d'Alger avait fait un mur de yaourts avec son propre stock. On mangeait mieux qu'en temps normal. Nous sommes restés plusieurs jours  rien qu'entre nous, les morts et les vivants ensemble. Mais sans eux, les autorités, et c'est tant mieux !

Quand les officiers de l'armée et des pompiers arrivèrent devant les immeubles effondrés, dans la cité 11 décembre de Boumerdes, 24 heures après le sinistre, ils n'avaient même pas une pioche ou une lampe a main. A REGHAIA, par exemple, où un immeuble d'habitation a pris feu, ils l'ont laissé brûler jusqu'à l'écroulement, puisque les malheureux sapeurs pompiers - ce n'est pas de leur faute - ont débarqué avec des tuyaux crevés, donc inefficaces. A BORDJ- MENAIL, Le premier responsable d'un ministère  de souveraineté,  specialiste dans la torture et le vol de pharmacies, s'est phénoménalement justifié devant les citoyens "nous n'avons réalisé l'ampleur du drame que vingt-quatre heures plus tard, mais ne vous en faites pas, des bulldozers arriveront, a la premiere heure demain, et tout rentrera dans l'ordre !". Plus tard, un officier des services de sécurité n'a rien trouvé à faire que de brutaliser publiquement un malheureux sinistré qui a osé critiquer l'inertie de l'Etat : «Vous n'aurez  ni tente, ni aide. Et si vous voulez manifester, faites-le et vous verrez». Lors de ses premières visites sur les sites, la petite patronne …………………….. a été reçue par des jets de pierres - les tomates  sont très chères - comme une nouvelle version des inondations de Bab-El-Oued qui avaient tourné à la protestation un an auparavant. 

    Mais, cette fois, a notre grand bonheur, nous avons eu un peu plus de chance par rapport aux sinistrés du séisme de "Chlef" en 1980, de "Tipaza" en 1989, "Ain Temouchent", "Mascara"...... L'opinion internationale a sorti ses carnets de chèques. En Algérie, les élections présidentielles étaient prévues dans quelques mois. Et les deux pôles de contestation, les plus organisés, ont investi précipitamment le terrain de la solidarité que le pouvoir avait laissé en friche : les associations islamiques d'une part, et la région kabyle d'autre part, ont multiplié aides et distributions. Dès lors, il n'était plus possible pour les autorités de ne rien faire. « Le pouvoir ne peut tolérer de laisser agir les autres, surtout les intégristes et les Kabyles. Sinon, il n'est plus le pouvoir et aucun ne va croire, lors du prochain "referendum" présidentiel, que Bouteflika est effectivement arrivé en tête, dés le premier tour, sans bourrage des urnes  » tonna avec regret un député du FLN - ou du RND -  (ex et nouveau parti unique toujours aux commandes).

 D'un coup, les autorités passeront du rien faire au tout faire. Elles, et rien qu'elles, prendront désormais les choses en main, du 200 % étatique, la gestion totale des ghettos depuis l'électricité gratuite, la soupe gratuite jusqu'aux gendarmes lourdement « vêtus » pour nous "surveiller". Il ne faut surtout pas oublier les promesses non tenues de Bouteflika, notamment le relogement pour l?ensemble avant l'hiver, peut être meme avant la fin de l'été. Aussi, et afin que le pouvoir soit pouvoir, tous les dons devront être remis et centralisés par les institutions de l'Etat, notamment l'armée, la protection civile et le Croissant-Rouge algérien. Rapidement arrivées, avant même les équipes algériennes, les équipes de secours étrangères seront rapidement remerciées. Nous, nous aimons faire les choses a huit-clos et nos problèmes nous les réglerons entre nous et, surtout, sans témoins.

 Sollicités face à la pénurie de tentes, les Etats-Unis, l'Italie, la France et même la Libye ont été priés de laisser leurs containers métalliques aux  autorités  algériennes : Ils seront nécessairement utiles pour héberger les citoyens. D'ailleurs, ils sont nettement mieux que les  chalets américains de l,Ouest algérois ( de Morreti, de Sidi Fredj  et de club des pins) qui n'ont couté  presque rien au tresor public, si l'on considere la dette algerienne  et  la rente petroliere.....toujours en hausses ?!?!?!                  

«Il nous a été dit sèchement que l'Etat avait le monopole de toute la distribution, explique un logisticien occidental. A partir de là, la solidarité internationale s'est ralentie, d'autant que beaucoup n'avaient pas encore oublié les inondations de Bab-El-Oued où des détournements massifs avaient eu lieu. Pour le cas de Bab-El-Oued et  les  detournements massifs  des dons étrangers, acheminés tout droit de l'aéroport Houari Boumediene de DAR-EL-BEIDA vers le parc national de la protection civile de la même ville, je suis plus que certain que ce n'est pas le colonel Mustapha El-Habiri, le DG de la protection civile, ni son larbin, le colonel Moussa Kaabache, l?inspecteur général,  qui oseront me contredire !                                 

Une nouvelle fois donc, les caïds de la protection civile algérienne, ceux dont la raison d'être est de proposer les voies et les moyens pour alléger les effets dévastateurs de la catastrophe, occupèrent les devants de l'aéroport pour réceptionner les dons parvenant de l'occident. Ils ne manquèrent pas de coloniser également les médias, en ne laissant aucun espace à ceux qui ne sont pas des leurs. Ils se mirent à déverser  des arguments sortis du congélateur, les mêmes qu'ils ont servis, une année avant, lors des inondations de BAB-EL-OUED, pour tenter de convaincre une opinion publique, à la fois désabusée et incrédule, qu'ils ne sont pour rien dans  ce qui s'est passé et que c'est la faute aux autres, allant jusqu'à nous avancer que ces désastres sont dus à la manifestation d'un caprice de la nature !  La petite patronne pourchassée, la ou elle va, par des insultes et des jets de pierres, a raconté beaucoup de choses, en particulier que c'est la faute aux entrepreneurs, voire même aux trabendistes ! Tout le monde est fautif sauf ceux qui sont grassement payés pour veiller sur la sécurité des citoyens et ceux qui sont désignés pour traquer la corruption, racine mère des malfaçons. Ces derniers, qui  ont reçu de leurs glorieux ancêtres un enseignement expurgé de la pratique du vol, du mensonge et du remaniement de la brosse à reluire, sont désignés pour être livrés aux gémonies de la confrérie des caïds de tous bords.  Bref, je vais les laisser terminer le stock de nourriture dérobée, en attendant de nouvelles catastrophes, quant a moi, je vais revenir au plus serieux.


Sur la nationale 24 qui relie Alger à Boumerdès, une fourgonnette est arrêtée à un barrage de contrôle aux environs de HRAOUA. Vérification du coffre par les gendarmes, pendant que les trois jeunes occupants, presque des gamins, doivent lever les bras en l'air. «Ils transportent sans permission des bienfaits pour les sinistrés », explique l'un des gendarmes a son chef « Or les particuliers ne sont plus autorisés à donner,  seul l'Etat en a le droit de le faire» D'un des ballots apparaissent des vêtements et des paquets de biscuits. Confisqués. Un petit groupe d'automobilistes donne à un des jeunes le courage de protester : «C'est quoi ce pays où aider est crime ?» Permis de conduire saisi. «La prochaine fois, on prend aussi la camionnette.» L?un des jeunes marmonne «Dès qu'on s'organise nous-mêmes, ils deviennent enragés ( les autorités, ndlr.»

A ZEMMOURI, le courbet de ces « indignes » francais qui nous ont laissés tel des orphelins qui n?ont personne pour les protéger, les sacs de vêtements offerts par des concitoyens forment un tas carbonisé. Le colonel, un certain Bouchakour, qui s'était proclamé «bouclier contre l'anarchie» dans la zone, les a brûlés. Il s'est déclaré Dieu sur terre. Nul n'avait le droit de le regarder dans les yeux. Il ne sait que donner des ordres et insulter.... les femmes !!

Les  « ………………… » du milieu  politique et administratif se sont bagarrés pour placer leurs hommes à la direction des ghettos. « Sauf …………………, il  ne faut en aucune façon que l'un ou l'autre tire profit de la situation», s'exclame un responsable du mini………… de l'Inté………….. Le pré………………………, fidèle a la politique algérienne, obtempère en nommant les siens et les  leurs dans les préfectures et les mairies, il délègue même les petits fonctionnaires. Ceux qui acceptent de travailler pour le même objectif et les mêmes intérêts, notamment la fraude éléct……………….. 

 A l'entrée de BOUMERDES, Hocine s'arrête devant la tente de l'administrateur. Il nargue : «Qui dirige ici ?» Autour, on trépigne : «L'UNJA.» C'est l'union nationale de la jeunesse algérienne, affiliée au FLN et au RND : L'administrateur est aussi du même clan ! Ce dernier "accepte les quotas de nourriture établis par le gouvernement et ne fait rien" tonne  Mokhtar. "Heureusement, je me fais passer pour un  militaire, et grâce à ça, je me permet d'arracher davantage pour moi et mes amis".                   

  

Où sont passés les  dons ?       

                                                                                                

Loin de satisfaire le minimum vital, chaque distribution de l'Etat exaspère davantage. Au ghetto de « Faes », la file d'attente s'agite alors qu'on donne des couvertures. «Ils gardent les bonnes choses pour eux et nous refilent les déchets», crie l'un. L'autre : «Où sont les dons internationaux ? On ne reçoit que des produits pourris». On scande le slogan, typiquement kabyle, «Pouvoir assassin». Entre les tentes, chacun raconte la corruption et les détournements. "Consigne du mini……… de l'Inté………. : pas de protestations", explique un administrateur, "Si un site chauffe trop, ils nous ont conseillé une méthode : Recruter des hommes à 9 000 dinars (90 Euros, environ 15 % de plus que le SMIG algérien) parmi les sinistrés qui ont un comportement raisonnable". En Algérie plus de 50 %  sont chômeurs. Alors, ils se mettent tous au garde-à-vous en espérant l'embauche.                               

Dans plusieurs ghettos, certaines familles ont accroché sur leur tente un panneau personnel. "Ici, sinistrés totalement sinistrés." "Sinistrés à qui il ne reste rien du tout".» "Famille sinistrée qui n'a pas de famille pour l'aider." Devant l'échancrure d'une toile, une femme se rince les cheveux, l'autre s'est réfugiée un bon moment dans le WC collectif pour mieux respirer. C'est justement l'heure où les hommes sont priés d'aller faire un tour quelque part pour laisser les femmes sortir des tentes. Ça discute beaucoup dans les allées. "Quand on demande quelque chose aux autorités, on nous répond quel est votre numéro de tente ? Si tu n'en as pas, tu n'as pas droit à la parole, comme si tu venais d'une autre planète, que tu n'avais jamais habité l'Algérie. Ici, la preuve qu'on est algerien, c'est qu'on a une tente. Pas l'inverse. La tente, elle est devenue une pièce d'identité, une nationalité." Alors, pour avoir la sienne, il a fallu courir et, parfois, implorer, voire  pleurer. Dans la distribution, les premiers servis par les autorités ont, bien sûr, été leurs connaissances et les béni-oui-oui. Les autres devaient s'inscrire sur la liste d?attente avant d'avoir le droit d'embarquer a bord d'une tente. Trois mois plus tard, un président d'APC (le maire) a annoncé à des pères de famille qui sollicitaient des baraques "c'est complet, vous êtes plus de 300 à attendre. Ce serait plus facile pour moi si vous étiez tous morts".» Sans révolte, comme une évidence, une femme approuve : «C'est vrai qu'ici ils aiment les morts parce qu'ils savent quoi faire avec. Mais les vivants, c'est un problèmes pour eux, alors, c'est simple,  on les tue !!?» En Algérie on raconte qu'en 1979, juste aprés  son élection comme maire de la ville, un candidat FLN avait annoncé son programme : "Les premières cinq années, ce sera pour m'enrichir, moi et les miens. Si vous voulez quelque chose pour vous, il faudra que je décroche un deuxième mandat..." Incroyable :  il  était au courant  dejá  du programme electoral de  Bouteflika  !

Revenant aux choses sérieuses.

Comme partout donc, pas question en tout cas de s'éloigner des tentes suffocantes, de rater une seule distribution. Tout le monde avait bien sur le droit d'aller passer quelques heures dans un endroit plus confortable.  Mais si quelque chose a lieu et que tu n'es pas là, tu peux tout perdre. Les autorités se disent : celui-là n'a besoin de rien.                                               

En effet, alors que la population sinistrée s?attendait à ce que les gesticulations et les discours suffiront pour aller au fond des choses, les conclusions qui s'en suivirent prennent a contre pied celles que les plus optimistes escomptaient. Une contre vérité que seule la gouvernance algérienne sait produire. La clémence de son verdict a rendu plus dramatique son incompétence et sa malhonnêteté. En Algérie, il y a des fonctionnaires, et ils sont connus, qui violent la loi. Il y en a d?autres, moins connus, qui falsifient la loi et il y a aussi Bo……….. qui protège tout ce monde. Les uns et les autres jouissent d'une impunité absolue. Sinon, comment expliquer que les dernières catastrophes ont fait, chez nous, un nombre démesuré de victimes et de sinistrés et, en même temps, un nombre non moins démesuré de milliardaires ? La gangrène sécrétée ; en Algérie, par les génies de l'anarchie est bien profonde !                                                                                                      Omar Saada

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Jeudi 2 novembre 2006

Le chien enragé

 

       colonel El-Habiri                        

 beau frere du chien enragé

 

 

       le chien enragé  

 

 

Le colonel moussa kaabache court de bon matin et rentre dans le bureau de Mustapha El-Habiri, colonel d'une armee de mercenaires et, actuellement, Directeur general des Pompiers algeriens.

Kaabache: Mon general! mon general! il se passe quelque chose de terrible.
El-Bahimi: C'est quoi, la JSK a encore gagné la coupe d'Afrique. Tu sais bien que je deteste beaucoup les berberes.
kaabache : Non, non c'est carrément autre chose et c'est très très sérieux cette fois.
El-Bahimi: Quoi, ma femme n'a pas recue le loyer mensuel de mes locaux commerciaux de bordj El Kiffan ??
Kaabache : C'est pas ça, je vous dis que c'est extrêmement grave.
El-Bahimi: Ne me dis pas que le Ramadan c'est 30 jours cette année !!
Kaabache : Pas du tout.
El-Bahimi: idiot, tu m'a fais peur. Je suis rassuré, maintenant, de ne manger en cachette que 29 jours. Alors qu'est ce qui se passe ?
Kaabache: Les pompiers, mon general, les pompiers de l'UGTA.
El-Bahimi: Qu'est ce qu'ils veulent encore ces syndicalistes de l'UGTA.
Kaabache: ils sont dehors, dans la cour de la DGPC.
El-Bahimi
: c'est pas grave , ils se sont a maintes fois rassemblés dehors pour me soutenir.
Kaabache: Mais cette fois Ils veulent prendre un peu d'argent des oeuvres sociales et ils sont entrains de chanter KASSAMAN!. C'est affreux.
El-Bahimi: Ce n'est pas grave, ils ne sont que des gamins avec lequels mon gentil  toutou ,Zidane Selloum, joue de temps en temps. Ne t'en fais pas pour ça fiston.
Kaabache : Et qu'est ce qu'on fait mon general ?
El-Bahimi: Ecoute fiston, fait sortir quelques chiens du rez de chaussée, histoire de soutenir selloum Zidane et de faire un peu peur a ces gamins. 
   Apres quelques heures Kaabache revient dans le bureau de Mustapha El-Habiri.
Kaabache: mon general.
El-Bahimi: Oui fiston.
Kaabache : Je viens vous faire un rapport sur la situation.
El-Bahimi: Situation !! Mais quelle situation ?
Kaabache : Le rassemblement mon general.
El-Bahimi: Ah, oui c'est vrai, j'ai complètement oublié ça. Alors racontes moi, comment a été le match et comment se sont débrouillés mes chiens.
Kaabache : pas trop mal, mon general.
El-Bahimi: Qu'est ce qui s'est passé.
Kaabache :Tu sais mon general, les gamins etaient tellement contents qu'il se sont fait un plaisir de voir nos chiens remuer leurs queux.
El-Bahimi: Quelle chance !! Tu veux dire que ...
Kaabache : Oui, chef. Je veux dire que ces gamins s'entendent bien avec nos chiens. Ils ont fait des grillades, du méchoui, du sauté, des salades et il en y'a même un qui a fait du jus de raisin avec un pompier !!
El-Bahimi: Tu vois, aucun pompier ne peut défier ma puissance, mon châtiment, et surtout ma colère
Kaabache : Je crains les pompiers du SNAPAP qui vont se rassembler, a leur tour, demain.
El-Bahimi: C'est ce qu'on va voir. Que ma punition soit la plus sévère sur ces maudits syndicalistes du SNAPAP.
Kaabache: Alors c'est quoi le plan chef.
El-Bahimi: On passe au plan orange. Fais sortir nos chiens de l'etage superieur. Je ne connais personne qui a résisté a ces bêtes. Elles sont tellement féroces que même les lions les fuient.
Kaabache: Mais ils vont faire un massacre mon general.
El-Bahimi: Ils le méritent ces pompiers du SNAPAP qui ont denoncer dans la presse l'affaire de mon port d'Alger Plage, le fond de commerce de la peinture Rouge et Jaune que gere ma fille a ATTATBA et l'affaire de mon ami KASDALI. Tu feras sortir ces chiens tot demain et surtout n'es pitié de personne. Execution.

   Le lendemain le colonel Kaabache rejoint El-Habiri qui l'attendait impatiemment au bureau.
El-Bahimi: Vite ! donnes moi de bonnes nouvelles. Les chiens ont t-ils bouffé ces pompiers du SNAPAP ??
Kaabache: il y'a eu un génocide collectif mon general.
El-Bahimi: Je savais que je pouvais compter sur mes chiens de l'etage superieur. Ils sont les protecteurs de mon empire.
Kaabache : mon general.
El-Bahimi: Oui, Fiston ?
Kaabache: il y'a un petit problème.
El-Bahimi: C'est quoi, il reste encore quelques récalcitrants ??
Kaabache: Non, plutôt il ne reste aucun chien de ton coté.
    El-Habiri, tire ses cheveux, déchire ses vêtements, et tape sa tête contre les murs.
El-Bahimi: Mais qu'est ce que t'as envoyé, des chats ou quoi ?!!
Kaabache : Non, j'ai bien envoyé nos chiens terribles de l'etage superieur.
El-Bahimi: Et alors, comment ils se sont fait avoir alors ?
Kaabache : Tu sais mon general, nos chiens savent bien que vous serez relevés un jour ou l'autre de vos fonctions, alors ils se sont fait massacrés pour faire pitié au nouveau directeur general qui vous succedera. Autrement dit : Le roi est mort, vive le roi. 
El-Bahimi : QQQQuoi ?
Kaabache: Dès que les chiens ont vu les pompiers du SNAPAP avancer, il ont commencé a chanter KASSAMAN, mais Les pompiers du SNAPAP les ont attaqués au lieu de se mettre au garde a vous.
El-Bahimi: Mais qu'est ce que j'ai fait pour mériter cette malédiction
Kaabache : Et maintenant mon general.
El-Bahimi: Il ne me reste que le plan Rouge.
Kaabache:Le plan rouge ?? C'est quoi encore !!
El-Bahimi: Ecoutes moi bien. Cette fois, mon pouvoir, mes richesses, mes privilèges dépendent de ce que nous allons faire.
Kaabache : Et qu'est ce qu'on va faire mon general. J'attend vos ordres.
El-Bahimi: On va faire appel au chien de notre ambassade au Maroc.
Kaabache : Encore un chien mon general !!!
El-Bahimi: Tu ne connais pas ce chien toi. C'est une espèce rare dans le monde. Tu sais ce qu'a fait cet animal lorsqu'il est né ??
Kaabache : Je ne sais pas. Je crois qu'il a aboyé, non.
El-Bahimi: C'est faux imbécile. Quand il est né il a devoré sa mère.
Kaabache : Oh mon dieu quelle atrocité.
El-Bahimi: C'est celui que je vais jeter sur ces pompiers du SNAPAP. D'ailleurs, ce n'est pas la premiere fois que je le jete sur des pompiers un peu trop revendicatifs.
Kaabache : Mais mon general, je n'ai jamais vu ce chien. Où etait-il caché ?
El-Bahimi: Au palais presidentiel d'El-Mouradia, avant de rejoindre ses origines au Maroc.
Kaabache : Pour une surprise c'en est une !!
El-Bahimi: Allez allez, prends avec toi le caporal major  Moundja et Bendhalem et exterminez moi les instigateurs... Le chien fera la suite.
Kaabache et Moundja :A vos ordres mon general. Tu penses que ça marchera.
El Bahimi, ô pardon El-Habiri:Ce chien,je le connais bien puisque lui et moi sommes mariés a des soeurs et associés dans la minoterie de Ghardaia. Mon beau frere est comme un cancer, rien ne l'arrete, y compris Bouteflika !!
                                                                                                       O.S

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Mercredi 11 octobre 2006

Le vulgaire plaisantin !

La repression  du peuple  algérien s'est revelée,  finalement,   comme une doctrine politique exclusive de la gouvernance algerienne, d'autant plus depuis le retour au pouvoir du vulgaire plaisantin. Ce dernier, en etant habitué á accepter n'importe quel marché à n'importe quel prix, y compris celui qui piétine sa dignité, il ne recule devant rien lorsqu'il s'agit de defendre ses acquis, trés mal acquis, en usant de ses batons et ses baillons sous l'oeil maternel  de certaines puissances étrangères, dites democratiques, qui, aussi étrangement que cela puisse paraitre,  le laissent  s'eterniser  au  pouvoir pour en tirer profit de  ses  privilèges éphémères. Un adage algérien dit «ne crains jamais le rassasié lorsqu'il est affamé, crains plutôt l'affamé lorsqu'il est rassasié».
C'est pour cette raison  que l 'Algérie, en dépit de ses richesses, demeure appauvrie par le regime de Bouteflika depuis presque une decennie ; un regime mafieux pour lequel les  algeriens et les algeriennes ne representent, semble-il,  que des bêtes entassées dans un enclos, duquels il puise sa crédibilité, ou des gardes-fous nécessaires à l'entretien du feu qui brûle  la nation algerienne.
Analyser la situation et prédire le sort reservé á la nation est un exercice qui pourrait  mettre à mal plus d'un, car le changement anachronique que  connait l'algerie actuellement promet un avenir plein de périls, de malheurs et de surprises fort désagréables. Toute âme digne refusant le gachis  doit se demander certainement comment un si beau pays a pu en arriver là ? Pour quelle raison des hommes et des femmes ont gardés, et gardent, le silence alors que les richesses de l'algerie se divisaient en castes sur la place publique ? Au nom de quel l'intérêt, ce silence lâche et coupable a permis  à la  conspiration interposée aux voies de la raison d'appauvrir  un peuple dans un pays trés riche, voire des plus riches du monde.
En vérité, les algeriens furent maintes fois bernés malgré les multiples  occasions qui se sont presentées á eux afin d'operer le changement. En 19…. et en 20…., ils ont esperé y parvenir en croyant  aux promesses du me….. …….. qui se disait capable de rendre au peuple sa dignité confisquée.  Or, depuis son arrivée au pouvoir, c'est-à-dire depuis presque huit ans, l'algerie va encore plus mal et son peuple aussi. Mais pour ceux qui ont gardé en memoire le passé de ……….., lorsqu'il  nous  bercé par le mensonge du 20eme siecle : le socialisme, alors que sa fortune collossale  fleurissait par ci par la, ils ne se sont jamais surpris de le voir emboiter le pas de  ceux  dont  les  kepis  galonnés ne sont  que des  moyens  d'enrichissement et rien plus.
En Effet, le Président Abdelaziz Bouteflika n'est en vérité que l'otage des generaux mercenaires. Il  pretend tout faire mais ne fait absolument rien sans l'accord de ces derniers. Il ne peut en aucun cas depasser la ligne rouge tracée par le cabinet noir qui s'est approprié l'algerie et ses richesses. Toutes les nations du monde disposent d'une armée mais, en algerie, c'est les généraux de l'armée qui disposent de toute  la nation.
Aujourd'hui, alors que tous les espoirs d'aller vers une vie meilleure se sont volatilisés, le choc que ressent le peuple est plus que terrible.  Les algeriens avaient réellement cru aux manifestations exhibitoires de l'Aigri d'Oujda, avant d'avoir  la certitude que lui-meme ne croit pas un mot de ce qu'il disait.
Eh oui ! en se prenant pour …………  que le peuple a pourchassé  apres l'assassinat de Houari Boumediene, a sauté sur l'occasion qui lui fut offerte par les generaux du crime  apres tant d'années de larmes et de sangs. Il est revenu finir le festin á travers l'affairisme et la speculation dans la gestion des affaires du pays. Le pire c'est qu'il  n'a  même  pas  eu  le courage ni la dignité de rendre justice  aux victimes des crimes commis par les escadrons de la mort, ou les GIA, faconnés dans les locaux de la securité "mercenaire" aprés le coup d'Etat du 11 janvier 1992 et  l'assassinat du president Boudiaf.  Pire encore, ………. vient d'imposer une……. qui non seulement pardonnent ces crimes mais redonnent plus de de  force  á ceux qui les  ont commis. L'implication   de "la mafia des …….."  dans  les assassinats, la torture, les disparitions et  les  massacres collectifs dont furent victimes   des milliers d'algeriens,  particulierement  jeunes, n'est plus secret pour personne.

 
 
....En depit de tout cela, les algeriens doivent comprendre que la  raison de  leur drame n'incombe pas  seulement a  la mafia qui le gouverne,  mais  est aussi et surtout  la consequence  de leurs applaudissements á toutes les chansons. Il est à se demander d'ailleurs  comment des hommes et des femmes, aussi capables et sincères et fidèles soient-ils envers leur pays, présents à tous les niveaux de l'Etat, continuent  d'accepter l'ordre établi et  d'être commandés par des bourreaux qui les menent vers un abattoir certain ? Peut-on croire que dans toute cette foule de  cadres de la nation, qui ont occupés et occupent des fonctions, dites superieures, il n y' a  que  ceux  qui s'agenouillent devant des  analphabetes ? Comment pouvons-nous imaginer et  nous convaincre que les   honnetes de l'armee, de la justice et de l'administration, qui s'alternent  dans des postes de commandement, puissent rester les bras croisés, aussi frigides et indifférents, alors que les richesses  nationales s'exportent et nous importent la pauvreté.
Lequel n'a pas remarqué dans les rues d'Alger, et d'ailleurs, des  algeriens  qui  ne se nourrissent que  dans les depotoirs. Lequel n'a pas  remarqué le nombre  incalculables de mendiants, de malades mentaux et autres SDF, qui errent de jour  comme de  nuit. Lequel  n'a pas remarqué  des familles toute entiere, des vieillards, des jeunes femmes et  des enfants, passer la nuit a la belle etoile dans toutes les villes du pays, alors que de l'autre côté, des irresponsables infirmes se  resuscitent davantage  au detriment de ces innocents ?
Aujourd'hui, en Algerie, rien ne va plus . Son peuple vit la grande misere et les pires humiliations. Et si l'on considere  les sacrifices consentis  dans l'objetif de faire triompher le droit et  d'acceder  á une eventuelle democratie, le mal est encore plus  grave.
  Il est  clair que  l'actuel ……………… n'a incité depuis son arrivée au pouvoir que les pratiques mafieuses et  la course derriere les  privileges. ……………. , les gens de sa famille et ses amis, qui continuent de  brader impunement les biens  du peuple, ont remis en surface tous  les  fléaux que nous croyons revolus aprés les evenements d'octobre 1988, confirmant que ce qui s'est passé - et se passe actuellement en algerie -  a été soigneusement planifié dans le temps. ……………  ne fait que suivre et appliquer à la lettre les consignes de ceux qui n'ont toujours pas voulu d'une Algérie puissante.
Le peuple algerien doit comprendre que le  régime d'Alger ne changera pas de politique à son  égard  tant qu'il n y'aura pas un pré…… élu, …… fra……e, et pas avec …..% de voix. B……. n'est pas un …….. et il ne le sera jamais. Et pour rester dans la lignée de ses prédécesseurs ( non assassinés par le cabinet noir) il se comporte comme tous ceux qui n'entendent pas, ne voient pas, souffrant d'une …….. verbale mais dont la parole ne vaut strictement rien.
 
             Officier  de  la  protection  civile algérienne (ou des sapeurs pompiers). J'en ai fait une carrière professionnelle de vingt cinq ans. Carrière qu'un stigmate du régime algérien, le colonel Mustapha El-Habiri, DGPC, a brisée dans un simple haussement d'épaule. Pourquoi pas, étant donné que celui-ci est soutenu depuis toujours par son beau-frère qui n'est autre que le "vrai" président, plutôt du vrai cancer de l'Algérie : le général Larbi Belkheir. Ces deux despotes du régime continuent, toute honte bue, de sucer les dernières gouttes de sang du peuple algérien, sous l’œil maternel de la petite patronne Bouteflika.
J'avais le grade de capitaine. Que m'a-il reproché, El-Habiri ? D'avoir le statut de fils de Chahid et, lui, de Harki. De l'avoir défié en m'exprimant librement dans un livre de dénonciation (la déchéance administrative) que j'ai publié en Algérie. D'avoir étalé sur la voie publique les scandales de la corruption et du détournement des deniers publics dans l'institution qu'il dirige ? D'avoir révélé, dans mes rapports tout d'abord, puis dans mon livre, que des hauts fonctionnaires de la (rue-publique) étaient au courant pour certains ou étaient complices pour d'autres ? De m'être adressé régulièrement à la presse indépendante pour briser la loi du silence et de l'OMERTA ? D'avoir mené une grève de la faim d'un mois - et un sit-in de dix mois - au siège de la centrale syndicale d'Alger (UGTA), à deux pas de la présidence, du parlement, du ministère de l'intérieur, de la justice - pour faire entendre ma voix ? D'avoir brisé - comment pouvait-je faire autrement - le tabou de la prévarication que le régime Bouteflikien considère : Obligation de réserve !
Au jour d'aujourd'hui, lorsqu'il m'arrive, parfois, de passer en revue ce questionnement, je comprends pour quelle raison les griefs de l'empire mafieux d’El-Habiri et de Belkheir, à mon égard, étaient nombreux et accablants. Et pourtant, les faits - et qui ne sont que partiels - de corruption, du moins dans l'institution de la protection civile sont indéniables, vérifiables et avérés. Et le colonel El-Habiri, son puissant beau-frère et leurs sbires le savaient, comme ils devaient savoir aussi que ce qui s'est passé à Illizi, là où j'ai assumé mes fonctions de directeur départemental, n'est pas exceptionnel, et que l'exception réside dans ma démarche de refuser de me taire et de dénoncer ensuite leurs agissements ignominieux et leur implication dans des scandales divers, notamment financiers. J'ai respecté au début la voie hiérarchique, avant de rendre les faits publics face leur l'inertie, voire à la complicité de ces derniers.
Craignant que mes témoignages fassent boule de neige et que d'autres révélations parviennent par-ci par-la, mon bourreau et les autres "personnes-alitées" de l'administration et de la justice, que j'ai eu à dénoncer nommément, ont visiblement paniqué face à la tournure prise par les événements. Donc, première mesure prise - d'autant plus que ma démission de ma fonction supérieure les a surpris - me faire taire définitivement, ce qu'ils n'arriveront jamais à obtenir.
Qu'à cela ne tienne : Dès la publication de mon livre, en août 2002, incriminant des administrateurs, des magistrats, des entrepreneurs et des commerçants, le colonel Mustapha El-Habiri, le directeur général du corps des pompiers, qui a refusé des demandes d'interview de la presse, notamment "le soir d'Algérie", décida arbitrairement de me suspendre de mes fonctions avec traduction en conseil de discipline : Il n’pas omis de me proposer par ailleurs, officieusement, par le biais de ses émissaires, de contredire par voie de presse mes propres révélations, en avertissant que c'était la seule alternative à même de m'éviter d'aller finir mes jours en prison.
En effet, le long périple que j'ai survécu en Algérie et, plus tard, au Maroc, en Libye et en Tunisie, pour échapper au sort subi par Hafnaoui ghoul et Mohamed Benchicou, condamnés arbitrairement pour leurs écrits, m'a provoqué, ainsi qu'a ma famille, des préjudices et des pertes inestimables, s'ajouteront les dégâts psychologiques et les traumatismes moraux nés de ma situation inextricablement instable : le bonheur familial s'était rompu, les enfants privés de la chaleur paternelle, ma famille a été dépossédée de tout, tout, y compris de ses droits de remboursement des frais médicaux, sans compter ma crainte de la voir se disloquer un jour ou l'autre.
Là aussi, je ne plie pas et ne cède pas à ces nouvelles tentatives de mise au pas. C'était pourtant dur, très dur pour moi et les miens, de survivre plusieurs années sans un sou : le chantage par la faim ne réussit pas. Moi et les miens sommes restés plus déterminés que jamais à ne pas reculer d'un pouce. Le chef des pompiers, dévoué à la politique mise en train par Bouteflika, utilise l'arme de la justice : plusieurs plaintes simultanées furent déposées à mon encontre, dont plusieurs par lui-même, avec des plaintes pour obtenir le retrait du livre des librairies. Peines perdues ; les tribunaux d'Alger, de Bab-El-Oued et d'El-Harrach l'ont débouté à propos de la diffusion du livre, mais d'autres procès en diffamation seront programmés plus tard.
Première parade, tout à fait singulière : lors du procès d'une affaire intentée par El-Habiri au tribunal d'El-Harrach, en janvier 2003, ce sinistre officier supérieur de l'armée, et haut responsable de surcroît, n'a pas "rougit" en quémandant au juge des dommages-intérêts de 100 millions ; Le vieux grippe-sou venait d'entamer, ici, une nouvelle étape dans sa course vers l'enrichissement illicite, dont l'objectif primordial, voire l'unique, est d'achever à la hâte la réalisation de son port de plaisance de Bordj-El-Bahri et ses autres projets d'Alger, d'Adrar, de Tiaret, de Ghardaia .....Et c'est grâce à des incorruptibles de l'appareil judiciaire - ils ne sont pas nombreux hélas- que j'ai été innocenté dans la totalité des affaires, intentées aussi pour diffamation, notamment à Illizi distante de 2000 Km de mon lieu de résidence à Boumerdes.
En se voyant débouté, la réaction de mon bourreau ne s'est pas fait attendre. Il s'est distingué, encore une fois, par une autre parade, tout à fait illégale : faire dépendre sa décision définitive de l'évolution future de ses plaintes en justice. Si (lorsque) les tribunaux me condamnent, il exigera ma révocation, ce qu'il n'a pas osé faire, il a attendu que les autres décident à sa place : il n'avait qu'à se cacher derrière.
Deux ans passent, mais El-Habiri ne parvient toujours pas à obtenir le résultat escompté. Un harcèlement judiciaire sans précédents sera mis en branle à mon encontre (25 affaires au total). Mais, contrairement a ses ''erreurs'' commises par le passé, et aidé en cela par le silence complice de Bouteflika, Il n’a pas trouvé honteux de me pré-fabriquer un dossier, montés de toutes pièces, afin de me charger des culpabilités imaginaires. Le "puissant" El-Habiri s'est ainsi dégalonné, en se métamorphosant en une malheureuse victime, pour implorer les nègres de l'appareil judiciaire de venir à sa rescousse. On trouve toujours ceux qui acceptent de se faire acheter à des prix frivoles lorsqu’on cherche, tels Kaddour Berradja, le procureur général d'Alger ( Il ne faut pas s'en étonner de le voir promus au poste de ministre de la justice lors du prochain remaniement ministériel) ou encore les magistrats : Bounoua Abdeljouad, Sakfali salim et Hamouche Noureddine de la justice d'Illizi, qui m’ont jugé et condamné - par contumace - avec une rapidité incompatible avec la lenteur habituelle de la justice algérienne.
En dépit de tout cela, me voila toujours vivant, toujours intact et plus déterminé qu'avant, grâce à Dieu et aux hommes "du haut" qui sont parvenus à mettre bas les hommelettes (du bas). Et que mes jeunes enfants, qui gardent inscrits dans leur chair les souvenirs amers de ma lutte, de notre lutte, me pardonnent de les rappeler autant de fois, afin qu'ils restent gravée dans leur mémoire. Car un homme ne peut devenir homme, dans le sens le plus fort du terme, s'il n'a pas de mémoire. Et C'est pour cette raison que ma lutte n'est pas encore terminée. Elle ne prendra fin que lorsque justice sera rendue et que mes bourreaux auront fait face à leur passé. Puisse l'avenir y contribuer !
 
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*Voici l’intégralité du rapport d’enquête établis par une commission d’inspection - quelques jours après ma démission - qui confirme l’authenticité des faits publié dans la déchéance administrative :
El Harrach le 01 juin 2001
MAITRE BENKAIDALI Djelloul
Avocat agrée à la cour suprême
14 Avenue Gheboub Boualem
El Harrach
A Monsieur le directeur général
de la protection civile. 19 rue,
Rabah Maidat - Alger-
Objet : Rapport sur la situation qui prévaut au niveau de la direction de la protection civile de la wilaya d’Illizi
Monsieur le directeur général,
J’ai le plaisir de vous relater les faits et causes de l’enquête que vous avez diligentée sur la situation qui prévaut à la direction de la protection civile de la wilaya d’Illizi.
La commission d’enquête était composée de Messieurs :
-Belgacem Slimane, sous directeur des infrastructures au sein de la direction des liaisons et des infrastructures.
-Abada Omar, Capitaine chef de bureau au sein de cette sous direction.
-Betchana Nacereddine, capitaine chef de bureau du contentieux au sein de la direction du personnel et de la formation.
-Et moi-même.
Cette commission s’est étalée du 23/5/2001 au 30/05/ 2001 inclus.
A/ Situation antérieure à la nomination.
Le capitaine Saâda Omar, directeur de la protection civile de la wilaya d’Illizi, avait été installé dans ses fonctions en 1998, en remplacement du capitaine Daoui Mohamed muté à Ghardaia.
Un procès verbal de passation de service fut établi en bonne et due forme le 22 août 1998 faisant ressortir la continuation et le suivi des projets suivant :
1/ Construction d’une unité principale de la protection civile d’Illizi dont les travaux ont atteint un taux de 70°/°.
2/ Construction d’une unité secondaire à Djanet dont le projet n’a pas encore démarré.
3/ Construction d’un poste avancé de la protection civile à Bordj-Omar-Driss dont les travaux ont débuté. 
1°/ Gestion proprement dite du capitaine Daoui Mohamed :
L’ensemble des travaux de construction de ces trois unités de la protection civile avait été confiée à des prétendus entrepreneurs de la tribu des Rouissat de Ouargla dont sont issus l’ex directeur d’Illizi le capitaine Daoui Mohamed et le lieutenant Khedim Madjid.
Il est de même pour le prétendu bureau d’études qui était censé suivre ces travaux, dont son gérant est le sieur Seddiki Said qui ne s’est jamais donné la peine d’effectuer des visites sur le site des chantiers et ce suivant ses propres aveux en désignant des préposés incompétents.
Il y a lieu de signaler que le sieur Seddiki Said est également de la tribu des Rouissat de Ouargla, ce qui a constitué un groupe d’intérêt pour l’ensemble de ces opérations.
Malgré sa lourde responsabilité, ce prétendu bureau d’études a failli à ses obligations contractuelles (voir le procès verbal de réunion en la présence de son responsable du 26/05/2001.
De ce procès verbal, il apparaît clairement que la responsabilité de ce prétendu bureau d’études est entièrement engagée, en ce qu’il n’a jamais fait de réserves sur les malfaçons de ces constructions qui ne répondent ni aux règles élémentaires de l’urbanisme, d’architecture et de construction, ni l’application des pénalités de retard causé par l’ensemble des entrepreneurs.
Il est à signaler qu’il nous a été remis par l’actuel directeur des formulaires de factures vierges des différents entrepreneurs de Ouargla cachetées et signées ainsi qu’un cachet humide de la quincaillerie Korichi, lesquels documents étaient utilisés par les anciens responsables en produisant (5) cinq devis pour le choix de l’entrepreneur (Procédés illégaux car il s’agit de blanc seing interdit par la loi
2°/ Démission du chef de service de l’administration et logistique (SALG) le lieutenant Khedim Madjid et sa mutation sur Ouargla.
En date du 30 août 2000 le lieutenant Khedim Madjid chef de service SALG a déposé sa démission de ce poste de responsabilité et par la même sa mutation hors la Wilaya d’Illizi.
Ces deux demandes avaient été acceptées et le lieutenant Khedim Madjid fut muté à la direction de la protection civile de la Wilaya de Ouargla.
Malgré cette mutation officielle, ce dernier ne s’est jamais arrêté de s’immiscer dans les affaires de gestion de la wilaya d’Illizi.
Voyant la réaction positive du directeur actuel le capitaine Saâda Omar, qui leur a fermé toutes les issues, l’ex directeur d’Illizi le capitaine Daoui Mohamed en concertation avec Khedim Madjid ont commencé par des moyens frauduleux à lui nuire par des empiétements très graves tels que la concussion et le trafic d’influence à l’effet de bloquer toute initiative de directeur actuel.
Leur intervention constante sur le cours des opérations de construction des trois projets d’Illizi cités supra et leur influence nuisible ont causé de véritables dégâts à la direction de la protection civile d’Illizi.
A titre d’exemple, le lieutenant Khedim Madjid ex SALG d’Illizi a donné son accord à l’entrepreneur Rahmani Ali pour le maintien du mauvais carrelage et ce par lettre du 20 juin 2000.
Mieux encore, et malgré sa mutation vers la Wilaya de Ouargla, il a refusé et refuse de libérer le logement de fonction, qui lui a été attribué sous le prétendu motif fallacieux qu’il ne libérera ce logement que sur ordre de monsieur le Wali d’Illizi. ( voir lettre du 04/05/2001)
Devant ce refus, le directeur actuel s’est vu démuni de toutes prérogatives pour agir et récupérer ce logement en sa qualité de directeur responsable de la protection civile de la wilaya d’Illizi.
3°/ L’actuel directeur n’a pu résister à toutes ces manipulations.
L’actuel directeur n’a cessé de signaler ces interventions manifestes, ces influences et ce harcèlement à la direction générale qui avait dépêché plusieurs commissions à l’effet de la manifestation de la vérité.
A/ Il y a eu le déplacement de monsieur le directeur des infrastructures et liaisons fin de l’année 1998.
B/ Les œuvres sociales au début de l’année 1999.
C/ Plusieurs architectes en octobre 1999.
D/ Et dernièrement fin septembre début octobre, l’inspection générale.
Au vu de ces constatations, la direction générale n’a pris aucune mesure d’assainissement et de surcroît la wilaya d’Illizi a pris la mesure de retirer la délégation de pouvoir au directeur actuel !
Se voyant seul, démuni d tous les moyens de défense, harcelé de toute part par des dépassements très graves, l’actuel directeur a pris la décision de demissionner.
Voyant arriver ladite commission, l’actuel directeur s’est vu réconforté et tout est rentré dans l’ordre au niveau d’Illizi où cette commission a travaillé d’arrache pied avec abnégation et objectivité.Conclusion : Il résulte de tout ce qui précède :
1/ Que le prétendu bureau d’études «bureau des ingénieurs» dirigé par le sieur Seddiki Said n’est pas agrée par l’ordre des architectes.
2/ L’enregistrement d’un grand retard dans la réalisation des ouvrages.
3/ L’absence totale du suivi technique par ce prétendu bureau d’études.
4/ Les procès verbaux ne sont pas conformes à la législation en vigueur.
5/ non-respect de ses obligations contractuelles par ce prétendu bureau d’études.
6/ non-application des pénalités de retard aux différents entrepreneurs.
7/ Existence de grandes différences dans les prix de réalisations .
8/ Que les instigateurs ne sont que l’ex directeur le capitaine Daoui Mohamed et le lieutenant Khedim Madjid.
9/ Que leurs agissements de la sorte sont qualifiés vis à vis de la loi de coalition de fonctionnaires, de détournement de deniers publics et de concussion contre leur employeur : l’état algérien.
10/ Que la dilapidation des deniers publics par ces deux responsables sont également des infractions et des crimes économiques contre l’état algérien.
Devant toutes ces anomalies flagrantes qui ont engendré un grand retard dans la bonne marche des travaux au détriment de la protection civile sans pouvoir appliquer à ces entrepreneurs les pénalités de retard et la non-conformité des règles de l’art dans l’édification de ces trois unités de la protection.
En conséquence de quoi, il apparaît clairement que la protection civile a subi un grave préjudice tant moral que matériel de la part de ces entrepreneurs, du prétendu bureau d’études ainsi que des deux (2) anciens responsables (l’ex directeur et l’ex SALG ).
Des plaintes au niveau pénal ont été enregistrées de part et d’autre, ainsi que des actions au niveau administratif ont été enrôlées devant la cour d4illizi à l’encontre de l’ensemble des entrepreneurs à l’effet de désignation d’experts judiciaires ayant pour mission de déterminer tous ces abus et malfaçons, ainsi que les dommages-intérêts pour l’ensemble du grave préjudice qui a été causé à la protection civile.
Sur le plan interne et administratif, il y a lieu d’ordonner un contrôle financier rigoureux de la gestion de la direction de la protection civile de la wilaya d’Illizi du temps de l’Ex directeur le Capitaine Daoui Mohamed ainsi que celle de l’Actuel directeur l Capitaine Saâda Omar et ce dans le but de la manifestation de la vérité et de la préservation de la crédibilité de la protection civile.
Dans l’espoir de vous lire ;
Je vous prie d’agréer, monsieur le directeur général, l’assurance de ma parfaite considération.
Signé : L’avocat Benkaidali Djelloul.
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Voici la traduction integrale de la lettre, adressée par El-Habiri au ministre de l'interieur, dans laquelle il  m'endossait fallacieusement la responsabilité de toutes les irregularités signalées dans le rapport ci dessus. 
Le directeur général de la protection civile
                                A
Monsieur le ministre d’état : Ministre de
l’intérieur et des collectivités locales
N° 8323/DGPC/2001 Le 05 septembre 2001
 
OBJET : A/S de la proposition de mettre fin aux fonctions
du directeur de la protection civile d’Illizi
J’ai l’honneur de proposer à votre personnalité de mettre fin aux fonctions de Monsieur Saâda Omar, le directeur de la protection civile de la Wilaya d’Illizi et son remplacement par Monsieur (...).
Cette proposition de révocation résulte d’une évaluation objective de la situation qui prévaut dans ce secteur pendant la période passé par l’interessé à la tête de la protection civile.
Le service de la protection civile de cette wilaya souffre de plusieurs problèmes et autres manquements duent à l’indiscipline et le manque de maîtrise dans la gestion constatés par les missions d’enquêtes de l’inspection générale des service, la dernière datée du 23 au 30 mai 2001.
Cette mauvaise situation, qui prévaut dans le service de la protection civile de la wilaya d’Illizi, est provoqué par les comportements négatifs du directeur actuel qui a pris des decisions irreflechies (???) sans informer l’administration centrale, notamment pour ce qui est de ses relations avec les autres services de la wilaya. Ce dernier a introduit l’administration de la protection civile dans des conflits judiciaires avec des services extérieurs (???) sans informer les services centraux, bien-qu’il était possible de les regler administrativement sans passer par la justice, en plus des autres agissements de l’interessés contraires à la déontologie de la profession(???).
Cette évaluation est confirmée par monsieur le wali dans ses envois parvenus à mes services demandant la prise en charge serieuse de ce secteur !
La proposition de monsieur (...), Officier promu de l’école nationale de la protection civile, ayant assumé les mission de chef d’unité secondaire et principale et, actuellement, occupe le poste de chef de service de la protection générale dans la wilaya de (....).
Les fonctions assumés par l’interessé et son expérience dans le domaine opérationnel, le prédestinent à regler les problèmes et les manques enregistrés au niveau de cette wilaya et la prise en charge convenavle des affaires de la gestion de ce secteur.
Agréer monsieur le ministre d’Etat, l’expresiion de mes respets et de ma considération.
Le directeur général de la protrection civile
Mustapha El-Habiri